Voy. plus haut p. 264, à la note
2. Celte classification, pour être exacte, doit conserver bien entendu, un caractère général : ainsi, parmi les latins, Ovide, dans ses Amours, a chanté Corinne de la même manière qu'Antimaque Lydé, Hermésianax
Callimaque a-t-il, comme Philétas, à côté des élégies d'un caractère narratif et légendaire, composé des élégies personnelles s'approchant davantage de l'élégie romaine? A-t-il , à côté des A^rta, laissé un recueil de 'E^eyeTa? La question est obscure et très discutée. M. 0. Schneider, l'éditeur des Callimachea, dit non^ et M. Gouat est de son avis". Bentley disait oui; Hertzberg, de même^. M. Wilhelm Lange, dans une brochure intéressante sur les^tia, qui vient de paraître à Leipzig^ soutient également et développe avec habileté l'affirmative. C'est aussi l'opinion de M. Auguste Otto, exprimée dans sa dissertation de Fabulis Propertianis'\ Les arguments de part et d'autre sont sérieux et se balancent à peu près. Celui que M. 0. Schneider prétend tirer du passage de Suidas où il est dit que Marianos fit une traduction en vers ïambiques de l'Hécalé, des Hymnes, des ^tia et des Épigrammes sans qu'il y soit question d'Élégies, n'est pas bien probant. Mais il est plus singulier, si Callimaque
Leontium et probablement Philétas Battis; Corinne est la femme, ce n'est pas wne femme; elle n'a pas d'existence individuelle et réelle, tout au moins elle en a fort peu; son nom recouvre sans doute plusieurs intrigues.
1. 0. Schneider, Callimachea, t. II, p. 39: ... tolum elegiarum Callimachearum corpus prœter euivixtov sXsyetaxbv ecç Iwaîêtov et tz\ôv.oi.[iov Bspôvîxr,; et Vâ.\iov 'Apaivor,;; et si quas alias elegias oblata solemni aligna occasione jioeta scripsit, communi puto aIti'wv nomine comprehensum fuisse, i. e. Callimachi elegias non fuisse diversas ah eo poetœ libre sœpe laudato, que ille, per somnium abreptum se e Libya in Heliconem montem et cum Musis colloquentem fingens, narravit quœ Musœ elpoixévw otfjLç'wyyyîtov "IIpwwv aÎT'.a xai (j-axâptov elpov (i[j,£tê6[;.£vac , ut est apud incertum poetam in Aniholog. Palat., VII, 4:2.