Hertzberg, Prop. El. T. /, Quœst., p
l. De Callimachi /Etiis scripsit Guil. Lange, Lipsiœ, Teuhner., 1882.
5. De Fabvlis Propert. partie. I piibl. défend. Aug. Otto, Vratislav., 1880. — On ne peut que souhaiter la continuation et l'achèvement de cet excellent travail.
publia un recueil d'élégies erotiques et personnelles, qu'aucun nom de femme ne soit parvenu jusqu'à nous : il se serait, en cela, tout à fait distingué de l'usage de son temps et de son école. Toutefois j'incline pour ma part vers l'opinion de Hertzberg et de M. W. Lange S surtout à cause des vers d'Ovide :
Trist. II, 367, 368 :
Nec tibi, Battiade, nocuit quod sîepe legenli Delicias versu fassus es ipse tuas,
lesquels me semblent pouvoir difficilement s'appliquer aux .^tia.
Ainsi l'élégie alexandrine nous apparaît surtout comme un récit mythologique et romanesque. Les Métamorphoses d'Ovide, et sans doute aussi ses Héroïdes, nous en offrent, la part faite au caractère italien, une ressemblance assez exacte. A côté de ces développements tirés de la fable avait commencé à prendre place un genre plus intime et plus vivant : des poètes, parmi lesquels Philétas en première ligne, et probablement Callimaque, avaient composé des pièces courtes et modernes où le poète parlait en son nom à une maîtresse trop souvent imaginaire, élégies plus galantes que passionnées, trop mythologiques encore, fines et spirituelles, avec les-
1. Où je ne saurais suivre M. W. Lange, c'est lorsque, dans les vers de Properce II, 34, 30 sqq, pour en tirer un argument en faveur de sa thèse, il veut, après Scaliger, faire tomber non sur toute la phrase, alors qu'il ne porte que sur inflati.On a vu dans ce passage des difficultés qui n'y sont pas, faute, comme en d'autres endroits, de s'en tenir à la leçon de N {rursus). Properce dit à Lyncée : « Il ne te servirait de rien de recommencer à chanter l'Achélous, etc. » et il é numéro dans les vers suivants les sujets que Lyncée avait sans doute traités dans ses poèmes. C'est une interprétation toute nouvelle que je propose et que je crois la véritable.
quelles les Amours d'Ovide ont une proche parenté. L'œuvre mélancolique et passionnée dans laquelle le poète raconte les joies et les tristesses d'un amour réel, et fixe pour l'avenir les traits d'une femme aimée, ne devait trouver sa forme accomplie que dans l'élégie latine.