I, 5, 6 : Et bibere e Iota toxica Thessalia
3. I, 18, 20 : Fagus et Arcadio pinus arnica deo. A. Ce sont les élégies 4., 9, 11 et 12.
grecque ne fait qu'une timide apparition. J'ajoute que si les allusions mythologiques sont trop fréquentes, elles ne sont pas toujours déplacées et se trouvent parfois amenées de manière à satisfaire le goût le plus exigeant. L'élégie 1 7 du premier livre, par exemple, finit, d'une façon très agréable et très naturelle, par une invocation auxNéréides; Properce, se trouvant sur mer et en péril, prie ces divinités, si jamais elles ont connu l'amour, d'être bienveillante à un poète amoureux :
At vos, aequoreie formosa Doride natae,
Candida felici solvite vêla choro :
Si quando veslras labens Amor altigit uiidas,
Mansuetis socio parcite litoribus.
Properce n'est pas de ces auteurs qui vivent jusqu'à la fin de leurs jours sur deux ou trois idées sans cesse répétées et sans cesse développées; s'il n'a pas habituellemenl la grâce et la simplicité familières à Tibulle, il ne saurait, comme ce dernier, encourir le reproche de mollesse et de monotonie. Il traite, dans ses élégies, des sujets fort divers et toujours avec une réelle abondance d'idées, soit que, dans sa passion tourmentée et féconde en incidents, il trouve des motifs à la tristesse, à la joie ou à la colère ; soit qu'il chante les amours de ses amis \ qu'il loue leur talent et dise ses admirations ", qu'il raconte la mort malheureuse de Pa}tus^ qu'il célèbre les vertus d'/Elia Galla^ ou de Cornélie''; soit qu'après s'être défendu longtemps