‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 177 sur 200 · Voy. I, 6, 2:2: armata patria · texte numérisé non relu

Voy. I, 6, 2:2: armata patria

4. Voy. J. Cranstoun, Eleg. of Prop. {Life of Prop., p. 25). — Voy., sur celte élégie, l'étude remarquable de M. E. Hiibner (dans les Comjnentationes in honor. Th. i)/ommseni, Berlin, 1877, p. 98-113).

TALENT DE PROPERGE. 289

enfants du rôle d'une mère; qu'en les embrassant, il ajoute aux baisers d'un père les baisers maternels; s'il pleure, qu'il leur cache ses larmes; pour eux, qu'ils adoucissent par leur tendresse le veuvage paternel; si PauUus se remarie, qu'ils respectent leur marâtre et sachent se concilier son cœur; que, de crainte de l'offenser, ils se montrent modérés dans l'éloge de leur mère; que les années qui lui sont enlevées à elle s'ajoutent à celles qu'ils doivent vivre*. » On ne commente pas de pareils sentiments : on lit et on admire.

Le poète qui a trouvé de tels accents était certainement un homme d'un grand cœur et d'un grand esprit; en glorifiant aussi bien l'amour maternel, le fils ce jour-là payait à sa mère la dette de son enfance.

C'est que Properce est un homme élevé par une femme : son goût dominant pour l'amour, ses enthousiasmes généreux, son admiration émue pour les vertus domestiques % ses faiblesses et ses fiertés sont autant de marques de cette éducation '. J'ai dit que sa poésie offre un

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