‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 180 sur 200 · Voy. m · texte numérisé non relu

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Il a par moments, non moins que Tibulle ou Virgile, le sentiment de la paix bienfaisante que procure à l'homme des villes le séjour de la campagne; il aime, quand il souffre, à trouver un bois désert pour y méditer sa douleur :

Haec certe déserta loca et taciturna querenti

Et vacuum Zephyri possidet aura neinus.

Hic licet occultos proferre inpune dolores

Si modo sola queant saxa tenere fidem.

Unde tuos primum repetam, mea Cynthia, fastiis?

Quod mihi das flendi, Cynthia, principium ?

Vos eritis testes, si quos habet arbor amores,

Fagus et Arcadio pinus arnica deo.

Ah quotiens vestras résonant mea verba sub uinbrus

Scribitur et teneris Cynthia corticibus^ !

Sed qualiscumque es, resonent « Cynthia » silvte Nec déserta tuo nomine saxa vacent ^.

Ailleurs, il se réjouit de ce que Gynthie, qui va quitter Rome, s'éloigne du moins pour vivre dans une solitude rustique et sans tentations^; en quelques traits, il nous fait voir un de ces paysages simples et vrais, comme la muse antique savait les peindre :

Sola eris et solos spectabis, Cynthia, montes Et pecus et fines pauperis agricolœ.

1. « Où Cynthie est écrite en l'écorce odorante », dit André Chénier, dont la mémoire était toute pleine des vers de Properce.

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