‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 182 sur 200 · Remarquez le début de I · texte numérisé non relu

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Et merito, quoniam poiui fugisse piiellam ! Nunc ego désertas alloquor alcyonas.

Celui de II. 4-:

Ilis saltem ut lenear jam finibus ! ah niihi si quis, Acrius ut moriar, venerit aller amor !

Voy. aussi, avec la plupart des élégies du l" livre, II, 7; 8; 24^; 30; III, 11; 20; 24, etc.

29i ÉTUDES SUR PROPERCE.

selon moi, ce livre est le seul que le poète ait publié de son vivant ; « Le premier livre, écrit M. Munro, s'offre à nous dans un état tout à fait intelligible et satisfaisant, et décidément, dans l'ensemble, je le préfère à aucun des autres. Je ne vois nulle part que ceux-ci aient été publiés par Properce, au moins dans la forme sous laquelle ils nous sont parvenus. Sans doute, des élégies séparées, peut-être tel ou tel livre en entier, étaient connus de ses amis, d'Ovide entre tous. Mais la trentequatrième élégie du deuxième livre* fournit une preuve que sa mort prématurée l'a empêché de finir et de corriger bien des choses"". » Ce point de vue est juste : la restriction faite par M. Munro, quand il dit que le premier livre est supérieur aux autres dans V ensemble, n'est pas moins sage: à ne considérer que le détail, si les défauts || du poète s'accusent déplus en plus dans les trois derniers livres, ses qualités, d'autre part, s'y prononcent davantage; l'expression est plus forte encore, la pensée plus profonde. Ce n'est donc pas dans le premier livre que se trouvent les plus beaux vers pris isolément ; mais le soin apporté à la composition, la pureté à peu près continue du style, l'aspect très personnel de la versification, donnent à ce livre un caractère de perfection artistique qu'on ne saurait attribuer aux trois autres.

Je ne puis entrer ici dans une étude sur la langue^ et sur la métrique de Properce; de tels sujets ne se traitent pas en quelques pages ; je me contente d'observer que la langue devient, à mesure qu'on avance dans son œuvre,

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