Voy. plus hant, p. lOl
Pourquoi Properce a-t-il renoncé peu à peu à ce procédé de métrique dont il n'use pour ainsi dire plus du tout dans ses derniers vers? Je ne doute pas qu'on ne doive reconnaître ici Finfluence personnelle d'Ovide. « Ovide, dit M. Munro\ plus jeune que Properce, fut plus tôt maître de son instrument. Il en joue avec une merveilleuse facilité et il eut sur tous les poètes qui suivirent une très grande influence. 11 nous dit lui-même son intimité avec Properce et comment celui-ci lui lisait souvent ses poèmes d'amour. Properce devait sentir les points sur lesquels il était inférieur à son ami, et moins vivement peut-être les points nombreux sur lesquels il lui était supérieur; personne ne contestera la grande influence que la manière d'Ovide a eue sur le développement postérieur du style de Properce; celui-ci a sans cesse corrigé ses vers jusqu'à ce que la mort ait glacé sa main. » Si personne n'a contesté cette influence d'Ovide sur Properce, il reste du moins à M. Munro le mérite de l'avoir le premier formellement signalée; son observation, très juste, est féconde en conséquences qu'il serait intéressant, mais trop long ici, d'examiner dans toute leur étendue. Fêté de très bonne heure, bien plus répandu que Properce, doué des qualités extérieures et brillantes de l'homme du monde, et de plus ouvert de cœur et s'exprimant sans doute dans la conversation avec la même aisance qu'il écrivait, Ovide ne pouvait manquer d'exercer du prestige sur un esprit laborieux, un peu pénible et se défiant de lui-même comme celui de son ami. Cette influence ne fut pas heureuse : la difte-