IV. — PASSERAI, BROEKHUYZCN, VOLPI
L'édition de Passerai ^ est une des plus considérables parmi les éditions de Properce, une des meilleures. Il est juste de dire qu'elle tire sa valeur des commentaires : le texte, assez médiocre, semble avoir été reproduit d'après les éditions de Simon de Colines. C'est qu'en effet Passe-j rat mourut en 160:2. Cette édition de Catulle, TibuUe et' Properce porte la date de 1608 ; le texte aura été adapté après coup aux commentaires, et voilà pourquoi certaines notes supposent une leçon différente de celle qu'on lit dans le texte. Il n'y avait pas là de quoi étonner Volpi *. Ct qui est plus surprenant (surtout par comparaison avec la^ manière de Scaliger) , c'est que Passerai ne se dérobe poin aux difticultés en les passant sous silence et que, lorsqu'i propose une explication ou une conjecture, il ne le fai point sur un ton d'oracle, mais au contraire avec modestie. De plus, il emploie sa profonde érudition et son goû'