Hertzb. Prop. El. T. /, Quœsl., p. 25G
commentaire de Burmann, le fondement de son IravaiP. Ilerlzberi» avait déjà dit que les futurs éditeurs ne pourraient point s'en passer '.
On n'entend point dire par là que les notes de Burmann soient sans défaut. Elles en ont au contraire deux assez graves : d'une part, elles sont mal digérées ; d*autre part, on ne peut pas toujours se lier aux assertions qu'elles contiennent ; les leçons des manuscrits y sont parfois citées de travers.
Quant au texte lui-même, il est peu recommandable. Burmannn'osa point rejeter les transpositions de Scaliger' parce que, de son temps, la numération de ce dernier était la plus répandue ; c'est ce qu'il nous apprend luimême (Prop., El. II, 3 de son édition). Laurent Santen, qui en parle dans la préface (p. li), ajoute qu'en avançant dans son travail, Burmann lui avoua souvent qu'il se repentait d'avoir admis toutes les transpositions, et que, s'il avait à recommencer, il ferait différemment.
L'édition de la Société Bipontine (1783), qui contient Catulle, TibuUe, Propercc et Gallus, reproduit, quanta Properce, le texte de Burmann et par conséquent les transpositions de Scaliger ; elle serait donc, en dehors de son élégance typographique, un livre qu'il faudrait rejeter, si elle ne présentait, à la suite des notices littéraires, un catalogue complet et commode des éditions de Catulle, ïibuUe et Properce ; à ce point de vue elle est utile.
L'ouvrage de Kuinœl (Leipzig, 1805, ^2 vol.) ne peut