‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 44 sur 200 · Ilertzb., loc. cit · texte numérisé non relu

Ilertzb., loc. cit

3. Il en approuvait d'ailleurs quelques-unes. Voy. préf. de son édition de Prop., p. li.

guère passer que pour une compilalion lourde et maladroite ; il ne mérite pas toutefois les injures grossières que lui adresse Hertzberg ^ Dans le premier volume, à la suite d'une préface où il juge assez bien les éditions de Brœkhuyzen, de Volpi, de Barth et de Burmann, Kuinœl reproduit la \ie do Properce, d'après Barth, divisée par années ; puis il donne le texte des Élégies ; au bas des pages, des notes explicatives d'un caractère médiocre, contenant beaucoup de rapprochements avec des auteurs latins et grecs ; deux index, l'un pour les noms, l'autre pour les mots ; les tabl'es comparatives de Barth pour la numération des vers et des élégies. Dans le deuxième volume, il reproduit la préface que Laurent Santen h mise en tête de l'édition de Burmann, puis des extraits de la préface de Barth ; le corps du volume est formé par des notes critiques copiées avec une naïve impudence sur le commentaire de Burmann.

Le texte vaut celui de Burmann. Kuinœl a même un avantage, à ce point de vue, sur son illustre prédécesseur : il a écarté les transpositions de Scaliger.

VI. -LE;S deux éditions de LACHMANN. — FR. JACOB, PALDAM, LEMAIRE, GRUPPE

Ainsi donc l'interprétation faisait de notables et constants progrès; Muret, Passerai, Burmann y avaient, entre tous, contribué. Cependant l'état pitoyable du texte

i. «... Kuinœlium lacère melius est, ne alucinanlis compilatoris fœda incuria nobis bilem, lecloribus tœdiuni moveat. » Herlzb., Prop. El. T. /, Quœst., p. ;257.

ne s'améliorait pas sensiblement ; Scaliger, reprenant d*une main plus qu'il ne donnait de l'aulre, en avait reconstitué quelques traits, mais défiguré l'ensemble. Personne encore ne s'était avisé de la seule méthode à suivre : examiner cette masse de manuscrits dont on se servait indistinctement \ écarter ceux qui n'avaient point de valeur, et classer entre eux ceux que l'on conserverait. Un savant, tout jeune encore, Garl Lachmann, eut cette idée, entreprit cette tache et y réussit presque entièrement.

C'est en 1816 que parut à Leipzig, chez Fleischer, la première édition de Lachmann. Celui-ci distinguait tout d'abord deux manuscrits, leGroninganus (G) et le Neapolitanus (N) ; puis, d'une manière secondaire, quelques autres, le Mentelianus en tête ^ ; enfin il accordait une certaine importance au manuscrit perdu de Bern. Yalla, dont la trace peut se retrouver dans les notes de Pucci conservées par Perrejus. J'ai dit, au commencement de ce chapitre^, pourquoi il y a peu de compte à faire de ces notes. Lachmann, du reste, n'en usa qu'avec défiance. En réalité, il donna tout crédit à G et à n : or nous savons que N est en effet le meilleur manuscrit de Properce. Quant à G, nous avons vu qu'il n'est point méprisable, et, si Lachmann lui donna le pas sur N, il ne faut pas oublier que ce fut de très peu *.

La préface est nette, substantielle, écrite avec une

1. En 1827, Paldam en citait encore une quarantaine, et il ne nommait que « les plus mémorables ». Voy. Pakiam, Prop. Carni., Prœf., p. 17 in fine et 18.

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