‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 85 sur 200 · On lit testatur dans l'édition de · texte numérisé non relu

On lit testatur dans l'édition de

\. Fr. Jacob, Prop. Carm., Adnot., p. 149.

5. Keil, Observ. critic. in Prop., Bonn., 1843, p. 45, 46. — Dans son texte, Keil ne marque pas de lacune, et il écrit testatur.

Dans la même élégie, Gruppe* conteste Tauthenticité des vers 5-6 et 13-14.

5, 6 Sive illam Cois falgenlem incedere coccis

Hoc tolum e Coa veste volumen erit.

13, 14 Seu imda erepto mecum luctatur amictu, Tum vero longas condimus Iliadas.

(( Par bonheur, dilGruppe,les interpolations (dans cette élégie) sont d'un caractère si grossier, qu'elles se laissent facilement reconnaître. Quelle maladroite exagération, au début, pour le vêtement de Gos: e Coa veste volumen erit ! Le distique où il est question de nudité, de combats, d'Iliades, est également composé dans un goût grossier; il ne s'accorde pas avec l'ensemble du passage, et il n'est point conforme non plus au respect avec lequel le poète parle à son noble protecteur, Mécène. »

Que dire à des arguments aussi vains, présentés avec une si pleine confiance? J'ai voulu les citer comme un exemple des folies auxquelles on peut se laisser entraîner quand on désire trouver chez un auteur ancien trace d'interpolations et que, pour se prononcer, on s'en réfère uniquement à des questions de goût et de sentiment littéraire. Dans les deux distiques, attaqués par Gruppe, il y a une exagération qui n'est peut-être pas d'un goût très pur, mais elle est tout à fait familière aux poètes amoureux, et elle rentre d'une manière trop exacte dans l'argument de cette élégie pour qu'on puisse y voir une

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