‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 87 sur 200 · Heydenreich, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Heydenreich, ouvr. cité, p

auti'es : Phula Stichus, où le sens, s'il est en effet le même à l'origine, est du moins bien détourné ; Lucrèce IV, 1179, où Vénères signifie tout autre chose: les Vénus, les courtisanes ; CniuWe 86, 6, et Quintilien X, 1, 79, où il signifie les grâces (grâces de la femme, grâces du style). En faveur de l'emploi de Vénères i^onr dire les voluptés, le passage de Lucrèce ne prouve rien, les trois autres prouvent peu de chose. Il était donc inutile de les citer. Au contraire, l'exemple tiré de Catulle 3, 1 montre que Vénères était latin dans le sens de voluptésj amours, plaisirs, et que Properce a très bien pu l'employer.

M. Heimreich n'est pas le seul à contester l'authenticilé de II, 10, 7-8. M. Garutti 1 rejette également ce distique pour une raison encore plus futile : « L'auteur de ces vers, dit-il, se traite lui-même de vieillard ; il annonce qu'il va chanter les guerres, après avoir dit que de tels sujets conviennent à la vieillesse, œtas extrema ; or Properce était jeune quand il composait cette pièce. » Tout le monde accorde ce dernier point à M. Carutti, bien que la preuve qu'il en donne témoigne d'une audace incroyable : il renvoie au vers 25 de la même élégie (dans sa propre édition) ; or sait-on quel est ce vers 25? C'est le vers 57 de m, 9, que M. Carutti, reprenant et dénaturant une idée ingénieusement fausse de M. Heimreich, transpose avec d'autres .vers de 111, 9 à la suite des vers de II, 10; de plus, il bouleverse l'ordre des distiques de façon que l'élégie iSecZ tempus lustrare, etc. (qui, dans son édition, est la vingt-cinquième du livre II), se compose des éléments que voici :

Page 1