‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 99 sur 200 · D. Carulli, Prop. Cyntli., p · texte numérisé non relu

D. Carulli, Prop. Cyntli., p

3. De Prop. laudis Vergilii prœcone. Ce travail a paru dans les Comment a liones pliilolo(j<e écrites en riioiineur de Georges Curlius par les élèves et anciens élèves du séminaire philologique de Leipzig, 1871, p. 1-22.

si tu veux leur plaire, prends plutôt pour modèles Gallimaque et Philétas \ »

Parce que Properce conseille à Lyncée, dans un but déterminé, d'imiter les poètes élégiaques plutôt que les poètes épiques ou tragiques, parce qu'il le détourne, toujours au même point de vue, de suivre les traces d'Eschyle ou d'Homère, est-ce une raison pour qu'il ne fasse pas l'éloge de Virgile ?

Bien au contraire. 11 veut persuader à Lyncée de se livrer à la poésie amoureuse et, comme nous dirions aujourd'hui, intime ; il s'applique à lui montrer qu'elle n'est indigne de personne, et il trouve en faveur de sa thèse un argument puissant dans ce fait que Virgile, poète épique, n'avait pas dédaigné de la cultiver. « Et Virgile, ajoutet-il, y est demeuré égal à lui-même » nec minor his cmimis (v. 83). Au vers 85 {hœc quoque perfecto ludebal lasone Varro), il rappelle les Argonautes, œuvre épique de Varron, comme il a rappelé l'Enéide, œuvre épique de Viroile ^ Le tamen du vers 81 a sa raison d'être dans la même idée : non tamen hœc ulli venient ingrata legentiy c( ceci pourtant ne sera point sans plaire au lecteur » ; pourtant, c'est-à-dire bien que ce ne soit plus, comme j rÉnéide, de la poésie épique.

On voit le raisonnement de Properce : pour relever un genre de poésie qui est le sien, le genre erotique, il invoque l'exemple de Virgile et celui de Varron, qui tous deux s'y sont exercés, bien que doués l'un et l'autre du génie de l'épopée. Nul ne s'étonnera qu'il ait consacré deux vers à Varron et vingt-quatre à Virgile. |

Ainsi le premier argument de M. Heimreich se retourne

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