‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 124 sur 192 · Liitjohann, Commentât. Prop.^ p · texte numérisé non relu

Liitjohann, Commentât. Prop.^ p

i. Hertzberg {Trad.^ p. 99) Iraduit tueri par seken^ voir; Jacob et Binder [Trad., p. 37) par schauen^ contempler; M. Cranstoun {Trad., p. 63) préfère le sens de protéger, défendre, to fight. Le mot tueri^ comme tous les mots qui ont plusieurs sens, peut les avoir séparément, mais aussi les présenter ensemble; car si les diflérentes nuances n'étaient pas susceptibles de se fondre, elles ne pourraient pas être représentées par un même mot. Pour tueri, la gradation est facile à saisir : regarder attentivement, veiller sur, protéger. Je crois que, dans le passage qui nous occupe, tueri a plutôt le deuxième sens, celui qui fond les deux nuances extrêmes : l'Euphrate contemple les Parthes pour les protéger au besoin ; il ne se borne pas à les voir, il suit attentivement Feifet de leur ruse militaire. Faute de l'avoir compris, Hertzberg (Prop. Et. T. II, Commen-

du cavalier Parthe et s'afflige d'avoir saisi * les Crassus. Et même, Auguste, l'Inde tend le cou pour ton triomphe, et tu fais trembler l'Arabie intacte encore. »

C'est en 20/734 qu'Auguste passa de Grèce en Asie pour obtenir la soumission des Arméniens et des Partlies, et qu'il se fit rendre par ces derniers les drapeaux de Crassus. Il avait auparavant parcouru la Grèce et la Sicile. Or il n'avait pu quitter Rome pour la Sicile avant la fin de 22/732% et Properce, de son côté, n'a pu représenter les Parthes frappés de terreur, comme il le fait II, iO, 13-14, avant le départ d'Auguste.

A côté du système de Lachmann , adopté et légèrement modifié par MM. Eschenburg et Lûtjohann, doit prendre place celui de Hertzberg^

Hertzberg pense, comme Lachmann, que le poète n'aurait pu écrire les vers 9 et 10 de III, 15 après le discidium :

9. Cuocta tuus sepelivit atnor, nec femina post te Ulla dédit collo dulcia vincla meo.

Comme Lachmann, il s'en rapporte donc au distique 7-8 de la même élégie pour fixer la durée des relations de Properce et de Cynthie avant le discidium :

7. Tertius hautmulto minus est cum ducitur annus, Vix memini nobis ^ verba coisse decem.

tar., p. 122, note des vers 13-16 in fine) a fait à Properce un reproche immérité. Voy. au contraire Texceliente note de Paley à ce vers, dans son ^ édition. U traduit to watch for, etc.

1. TenuUse: Palcy explique non remisisse. Le mot tejiere veut dire à la foij se rendre maître de et retenir : en français, nous n'avons guère que le mot saisir qui puisse représenter ensemble les deux sens.

2. M. Liitjohann renvoie, sur ce point, à Dion Cassius, LIV, 1 sqq. — Voy., au surplus, Liitjohann, ouvr. cit., p. 80.

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