CeâtTopinion la ploâ répandue
S. Cf. D. Carutti. Prap. Cynthiay de rita et carm. Prop. disserlaUOt p. 0, — M. Carutti commence par établir, fort justement et dans des termes irht neU, qu'il faut entendre ici la chronologie de la poésie élégiaque; puis il complique la question et se contredit en quelque sorte en faisant intervenir les dates de mort.
3. Fréd.-Aug.-Guii. Spohn, De A, T'tb. vit, et carm. disput., part. I, Lip8., 1819, p. 8.
possible ? Golbéry ne le pense pas, et il propose d'expliquer* :
Successor fuit hic (Tibullus) libi Galle, Propertius illi (Vergilio).
Mais, si Ton fait intervenir Virgile, comment Ovide peut-il dire vers 54 : « Je vins le quatrième, » Quarius ah his série temporis ipse fui? Il devrait dire : « Je vins le cinquième. » Suivant Golbéry, on peut répondre à cette objection de deux manières : 1** ou bien Ovide a considéré le moment où naquirent Virgile et Gallus qui étaient contemporains, celui où il naquit lui-même, et entre ces deux moments, il a fait intervenir Tibulle et Properce, non d'après leur âge, mais, comme souvent en poésie, à tout hasard; 2** ou plutôt Gallus ne doit pas compter dans le calcul, son nom n'intervenant que dans une apostrophe. Si l'on en croit Golbéry, il faudrait interpréter les quatre vers d'Ovide en ce sens que Properce était plus jeune que Virgile, et non que Tibulle.
Je ne crois pas cette interprétation admissible. Les pronoms hic et ille, dans le vers 53, désignent tous les deux Tibulle. L'anomalie grammaticale, due sans doute à une commodité prosodique, trouve peut-être une excuse dans l'intercalation du nom de Gallus, vers 53, bien que ce nom soit au vocatif, entre celui de Tibulle (v. 51) et celui de Properce (v. 53).
Ainsi Properce a fait son apparition dans le monde des lettres après Tibulle, mais avant Ovide ; cela ne prouve pas absolument qu'il fût plus jeune que Tibulle et plus âgé qu'Ovide; cependant, jusqu'à preuve du contraire, on peut le supposer. Ovide est né en 43/7H, et l'on s'ac-^