PLE88IS
906 ÊTUDLh SDR PROPERCE.
grands torts n'airaieni pas toujours été du côté de sa maitresse ; il rend hommage à la durée et à la réalité de leurs amours; au lieu de renier le passé, il TafOrme el le salue d'un adieu résigné, mais ému. Voici «quelquesuns de ces vers ; c'est Cynthie qui parle :
c Non tunen insector» qnaniTis mereare, Properli :
Looga mea in libris régna faere tais.
Jaro ego Fatomm noUi reTolubile carmen,
Tergeminosqoe canis sic mihi molle sonet.
Me serrasse fidem. Si fallo, TÎpera nostris
Sibilet in Inmolis et snper ossa cobet.
Sic mortis lacrimis Titae sanamos amores :
Gelo ego perfidise crimina molta tase.
Hic carmen média dignum me scribe colomna, Sed breTe, qnod correns vector ab urbe légat :
HIC TIBURTINÂ lACET ÂUREÂ CYNTHIA TERRA ACCESSIT RIPAE LACS, ANIENE, TUAE.
Ntwc te possideant alisB ; mox sola tenebo ; Mecum eris, et mixtis ossibos ossa terram ^. >
On sent se répandre sur cette pièce grave et mysléïieuse Tombre d'une double mort : celle de Gvnthie dans un passé récent, celle de Properce dans un avenir prochain. On y trouve aussi un sentiment spiritualiste qui montre quelles devaient être les tendances philosophiques de Properce. En la lisant après tant d'autres élégies où Cynthie est chantée avec flamme, on souhaite que la critique revienne sur des opinions formées trop légèrement, et, plus familière avec l'œuvre de Properce, remette rhomme et le poète à la place d'honneur que l'un el Taulre méritent.
\. Voy. IV, 7, 49-54; 69-70; 83-86; 08-94.