CONCLUSION
On voit, d'après celle série d'études, quelle est au dehors la marche des travaux relatifs à la personne et à l'œuvre de Properce. Il était temps qu'en France on se mît au courant de la critique étrangère pour adopter certaines solulions, pour en rectifier d'autres, tout au moins pour connaître l'état de la question.
En ce qui regarde la constitution du texte, je crois avoir montré qu'il faut maintenir le Neapolitanus au premier rang parmi les manuscrits, et revenir sur son âge au moins à l'opinion de Lachmann, plutôt encore à celle de Keil : c'est un manuscrit de la fin du douzième siècle, tout au plus du commencement du treizième. Du chapitre sur les éditions, où je me suis appliqué à faire voir par quelles vicissitudes avaient passé les Elégies de Properce, il résulte qu'il est urgent de rompre non seulement avec les transpositions de Scaliger aujourd'hui généralement condamnées, mais encore avec sa méthode dont il est facile de reconnaître l'effet désastreux dans des tentatives récentes et continuelles pour déplacer des distiques. On a vu, dans une étude spéciale, comment la division en cinq livres, introduite si malheureusement
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par Lacbmam, ne peol se justifier, el qoel trouble iontile elle jette dams les tn¥aax philologiqaes ; il faut espérer qo'oD est près d^j renoncer définitiTement; je me féliciterais d'y aroir contriboé.
Un autre danger menace anjoanThni FœuYre de Properce : on croit y déconrrir sans cesse des interpolations. J'ai défendu poor ma part Fintégrité relative de ses Élégies ; je ne nie pas que, de loin en loin, un vers, un distique, peut-être même un passage d'une pièce, ne soient tellement altérés qu'il ne dcTienne téméraire d'y vouloir reconnaître la pensée et l'expression de Properce; mais ces altérations, beaucoup plus rares qu'on ne l'a dit depuis quelque temps, sont très délicates à affirmer. Je n'en ai examiné que quelques-unes ; une étude complète remplirait un volume ; j'ai voulu seulement montrer la méthode que j'entendais employer, et défenfdre en particulier l'authenticité du panégyrique de Virgile, fai tâché de ne négliger aucun des ai^ments de mes adversaires et d'approrondir la question plus qu'on ne Tavait fait jusqu'ici.
On aura trouvé dans les chapitres sur la patrie, le nom, la biographie de Properce, et sur les questions de chronoloj^ie qui s'y rattachent, la preuve de l'activité déployée à l'étranger dans ces recherches, des doutes qu'elles éveillent, des systèmes souvent erronés auxquels elles ont donné naissance et dont il importait, à cause de leur forme plus ou moins spécieuse, de montrer l'inanité.
De l'étude sur le caractère et l'histoire de l'Élégie, je crois pouvoir conclure que la théorie généralement admise qui voit une élégie dans toute pièce écrite en distiques élégiaques, est au moins discutable et trop facilement acceptée. Je me suis attaché à définir le genre; à