‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 93 sur 192 · Prop., II · texte numérisé non relu

Prop., II

Quo fugisah démens? nulla est fuga. Tu Hcet usque

Ad'Tanain fugias, usque sequetur Amor Non si Pegaseo vecteris in aère dorso

Nec tibi si Persei moverit ala pedes, Vel si te sectœ rapiant talaribus aurcSy

Nil tibi Mercurii proderit alla via, Instat semper amor supra caput : instat amanti

El gravis ipse super libéra colla sedel.

Excubat ille acer custos et tollere numquam

Te patielur humo lumina capta semel.

Et jam si pecces, deus exorabilis ille est,

Si modo prœsentis viderit esse preces.

Jsta senes Hcet accusent convivia duri :

Nos modo proposilumy vita, leramus iler.

Illorum antiquis onerantur legibus auras :

Hic locus est in quo, tibia docla, sones, Quœ non jure vado Mceandri jacla natasti

Turpia cum faceret Palladis ora lumor.

15i ÉTUDES SUR PIIOPERCE.

sée les l)ois et les antres moussus ; là elle rencontrera les Muses chantant les amours de Jupiter, les Muses qui ellesmêmes n'ignorent pas l'amour. Je ne puis accorder à M. AVober que l'on doive reconnaître la Grèce à cette description *; sans doute il ne s'agit pas d'un lieu imaginaire; mais il s'agit d'un endroit quelconque où Ton puisse mener, dans de beaux paysages, une vie agreste et poétique. M. (larl Pciper ne rejette pas les vers 19-22 ; il tente de les expliquer ^ Si l'on en croit M. Peiper, ces vers se rattacheraient fort bien à ceux qui les précèdent, 13-18. Le Méandre, dont il est question vers 17, prenait sa source dans le sud de la Phrygie et se jetait dans la mer Icarienne; M. Peiper, au vers 20, au lieu de Hyrcanij écrit Icarii, correction acceptable, et il pense que dans les vers 19-22, h poète continue de s'adresser, par une sorte de prosepopée, à la Flûte, docta Tibia, à laquelle il s'adresse en effet vers 16 : Hic locus est in quo, tibia doclay sones^. M. Peiper écrit au vers 19 : N on jam dura paras. Il reconnaît d'ailleurs, dans l'élégie II, 30, trois élégies distinctes 1-12, 13-22, 23-40; dans ce dernier morceau, il transpose le distique 31-32 après levers 24. L'interprétation

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