‹ Études d'archéologie et d'artChapitre 24 sur 54 · TEMPLE D'APOLLON DID Y MÉEN · texte numérisé non relu

TEMPLE D'APOLLON DID Y MÉEN

seum, connue sous le nom de bronze Payne Knight et prove-

Slaluelte eu bronze d'Apollon. (British Muséum.)

nant d'Étrurie. Elle est complète et bien conservée. Le dieu est debout, la jambe gauche légèrement portée en avant, dans F attitude de la marche; la tète est posée droite; les cheveux,

TEMPLE D'APOLLON DIDYMÉEN.

formant sur le front deux étages de boucles, sont divisés sur chacune des deux épaules en trois mèches ondulées et nettement séparées; les deux bras sont repliés au coude; la main droite tient un faon couché, la main gauche est percée d'un trou dans lequel était jadis passé un arc. Le travail est négligé, mou et lourd. A cet égard, la gravure que nous donnons ici, et qui est empruntée aux articles de Beulé, flatte beaucoup le bronze Payne Knight.

Ce qui rend la statuette du British Muséum intéressante, c'est qu'elle nous sert à reconnaître une copie de l'œuvre de Kanakhos dans un superbe bronze du Louvre, provenant de Piombino, et savamment étudié par M. de Longpérier (1). Le dieu est encore nu et debout; il avance la jambe gauche et porte légèrement le corps et la tête en avant, clans l'attitude d'une marche lente. Comme dans toutes les statues archaïques, l'occiput est très développé. Sur le sommet de la tète, les cheveux sont courts, rejetés en avant par le peigne; ils se terminent au-dessus du front par deux étages de petites boucles. Derrière, au contraire, ils sont longs, retombent sur la nuque en une masse abondante, dont l'extrémité est attachée en forme de queue terminée par une rosette. La poitrine est saillante et modelée largement; le ventre est maigre et plat; les jambes sont sèches et nerveuses, la musculature en est vigoureusement indiquée : les hommes que l'artiste avait sous les yeux vivaient au grand air, peinaient beaucoup et mangeaient sobrement. Les bras, attachés haut, restent rapprochés du corps; les deux mains sont portées en avant, la droite ouverte, l'autre fermée et percée d'un trou. Les attributs manquent, mais nul doute que la main droite ne tînt le faon et la main gauche l'arc traditionnel. Les yeux sont creux, ils étaient remplis de prunelles en argent ou en pierres précieuses. Les sourcils, les lèvres et les boutons des seins sont incrustés en cuivre rouge. Le pied gauche a été brisé et restauré maladroitement dans

(1) Catalogue des Bronzes du Louvre, n° 69.

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