DU MUSÉE DE PAÏISSIA
Le fragment de bas-relief à la gravure duquel sont jointes ces quelques lignes a été signalé par M. Trendelenburg dans le Bulletin de V Institut archéologique (1872, p. 98) et publié par M. Schœne dans ses Griechische Reliefs (pl. XXIX, n° 122). Mais la lithogravure donnée par M. Schœne rend si peu le charme délicat de l'original qu'il n'a pas paru inutile d'en donner ici une nouvelle et plus fidèle reproduction. Si mutilé qu'il soit, ce marbre est en effet un des plus précieux témoignages de l'habileté et des tendances de l'école de sculpture attique à la fin du sixième siècle. Le peu de saillie du relief, l'élégance du dessin poussée presque jusqu'à la gracilité, le soin minutieux mis à reproduire les moindres détails et jusqu'à l'imperceptible plissé d'une fine tunique de lin, l'amincissement des poignets et la longueur des doigts sont autant de traits caractéristiques de cette école. On retrouve cette même préoccupation de la grâce et ce même goût du fini clans la stèle de Xénophantos, au Varvakeion, dans le bas-relief
(1) Bulletin de correspondance hellénique, t. IV (1880), p. 540, pl. VI.