‹ Études d'hématologie pathologique basées sur l'extraction des gaz du sang (variations de capacité pour l'oxygène par le globule sanguin)Chapitre 4 sur 17 · Co*. Az. Total. Co* lié N. de» auteur · texte numérisé non relu

Co*. Az. Total. Co* lié N. de» auteur

Sang veineux humain.

Sang veineux chien. . .

Sang artériel chien. . .

Sang veineux mouton. .

Sang artériel mouton. .

Setschnow.

Schœlîer.

Preger.

Il faut dire que les procédés employés par ces auteurs étaient défectueux ; les résultats suivants fournis par Ludwig’ qui faisait l'extraction au moyen de la pompe à mercure, sont plus exacts.

1» Sang artériel.

2° Sang veineux

O. Co’.

Az. Vol. total.

Les modifications apportées dans la construction de la pompe à mercure par M. Grehant et l’indication de chauffer le sang* jusqu’à près de 100 degrés, ainsi que M. le professeur P. Bert le fait dans toutes ses analyses, ontpermis d’extraire tous les gaz dissous dans ce liquide sans l’intervention d’aucun acide.

L’oxygène qu’on trouve dans le sang’ est emprunté par celui-ci à l’atmosphère au moyen du poumon ; il pénètre par endosmose les parois des capillaires et le plasma, et il vase fixer en grande partie dans les globules ; en effet, sur 18 à 25 c. c. d’oxygène que l’on extrait de 100 c. c. de sang, il n’y en a que 2 à 3 c. c. dissous dans le sérum. Le sang, néanmoins, n’en est jamais saturé, et quand il est battu dans l’air ou mieux dans l’oxygène, il peut en absorber jusqu’à 10 c. c., de plus que l’analyse directe n’en avait fourni au sortir du vaisseau. M. Grelmnt a trouvé que le sang’ qui sort de la carotide donnait 16 c. c., 3 pour 100 c. c. de sang, et que, dans la même quantité de sang suroxygèné, on pouvait en extraire jusqu’à 26 c. e. 8.

Le sang1 artériel est celui des deux sangs qui absorbe le moins par le contact direct avec l’air, et celui des animaux à jeun est toujours moins riche en oxygène que le sang des animaux en digestion. Cl. Bernard a montré que le sucre diminue le pouvoir absorbant, tandis que le sel marin l’augmente, et que 45 degrés est la température limite d’absorption; passé ce degré, les hématies deviennent noires et perdent leur propriété de fixer de l’oxygène. D'après Fernet, le pouvoir dissolvant des globules rouges pour l’oxygène est dans le poumon vingt cinq fois plus grand que celui du sérum. Les belles expériences de M. le professeur P. Bert ont montré que les efforts de la compression et de la dépression influent sur les phénomènes généraux de la vie en agissant sur le pouvoir absorbant des hématies. Ce savant physiologiste a pu donner ainsi l’explication des états pathologiques qui se produisent lorsque l’être vivant est placé au sein de pressions moindres qu’une atmosphère ou supérieures à celle-ci. C’est grâce aussi à ses travaux que tout récemment des aéronaules ont pu s’élever à des hauteurs exceptionnelles en puisant de temps à autre dans des mélanges gazeux dont la richesse en oxygène variaient de 45 à 75 0/0, cet élément nécessaire à l’entretien de leur vie, alors qu’ils subissaient une dépression de 33 centimètres de mercure.

Les hématies ne tiennent pas en dissolution l’oxygène qu’elles transportent. Cl. Bernard a montré que l’acide pyrogallique, si avide de ce gaz, ne s’en empare pas, et il a fait voir de même que l’oxyde de carbone déplace l’oxygène des globules, et ne peut être à son tour déplacé par un autre gaz. De là une méthode de doser les gaz du sang au moyen de l’oxyde de carbone; il est

vrai de dire que ce gaz ne chasse qu’ineomplèleinent l’acide carbonique, parce que celui-ci est surtout en dissolution dans le plasma.

Le sang veineux contient toujours de 1 oxygène, environ 8 cc. pour 100 cc. de sang ; il a une capacité oxygénante plus forte que celle du sang artériel, mais moindre que les tissus de 1 organisme. M. Bert a montré en effet que les reins, le cerveau, les muscles, etc., absorbent jusqu’à 50 et 60 cc. d’oxygène pour un poids de 100 grammes.

Le sang artériel contient toujours plus d’acide carbonique que d’oxygène, et, dans les combustions internes des tissus aussi bien que dans la fonction de l’hématose, jamais il ne perd tout son acide carbonique, pas plus que le sang veineux ne cède tout son oxygène. Une température supérieure à 45° agit fatalement sur l’état du sang; les globules se modifient, leur substance propre se combine avec l’oxygène, et ils perdent le pouvoir de se réoxygéner (Cl. Bernard); c’est là certainement une des causes de la mort par l’insolation dans laquelle le sang offre tous les signes de l’asphyxie.

Lorsque la quantité d’oxygène contenue dans le sang artériel s’élève environ à 35 cc. pour 100 cc. de liquide, ce gaz se comporte comme un poison rapidement mortel et la mort ressemble à celle produite par le tétanos, la strychnine, l’acide phénique, etc. (P. Bert).

Les travaux de Hoppe Seyler ont surtout montre que les globules fixent l’oxygène au moyen d’une matière colorante qu’ils renferment : Y hémoglobine ; celle-ci forme en poids près des neuf dixièmes des principes fixes des globules. Un gramme d’hémoglobine au contact de 1 air absorbe plus que son poids d’oxygène (1 gr. 3), autant

— Si —

qu’un même poids d’hématies (Quinquaud). Les agents réducteurs, le vide lui enlèvent facilement cet oxygène; on a trouvé par l’analyse chimique que 100 gr. d’hémoglobine contiennent 3 gr. de fer.

2® De l'acide carbonique du sang.

L’acide carbonique est en plus grande proportion dans le sang veineux que dans le sang artériel, bien que ce dernier en renferme davantage que d’oxygène; la dissolution de ce gaz dans le sang varie suivant le titre de la solution saline du plasma. Fernet a montré que le gaz carbonique se dissout en moins grande quantité dans les solutions de chlorures que dans l’eau, et que son coefficient de solubilité dans le plasma est en rapport avec la présence du phosphate et du carbonate de soude, un équivalent de chacun de ces composés fixant un équivalent de gaz carbonique.

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