Or. ad Cnnsi. Cub., p
S. Maiisi, Xlll, 3(jy.
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Anastase, Conslaulin et Xicétas ; enfin ceux quils appellent les x'.ps.::if/x:, c'est-à-dire les fauteurs ou les promoteurs de l'hérésie. Le nom de l'évèque de Nacolie ne figure que dans ce dernier groupe, à côté de celui de Jean de Xicomédie.
La Vie d'Etienne a été rédigée, comme nous l'avons vu, ;i une époque assez rapprochée des évéuemcnts. L auteur nous dit que les plus âgés de ses contemporains ont été les sujets de Constantin ^' '. Il nous avertit que les événements dont il parle lui ont été racontés par des témoins oculaires". « Je tiens cette histoire, dit-il en terminant, des amis et des proches du saint, et même d'anciens complices de l'empereur''. » Méfions-nous de ces traditions purement orales. La Vie d'Etienne offre toutes les apparences d'une œuvre rédigée d'après des récits transmis de houche en bouche, déformés par l'éloignement et la passion religieuse, et qui ne sauraient avoir pour nous la valeur des documents écrits consultés par Théophane et par Xicéphore. Tout y porte le caractère de la légende. Il est évident que le diacre Etienne a voulu grouper et rassembler dans son récit les principaux événements de la persécution, et qu'il a tenu à y faire figurer tous les personnages importants du conflit. Voilà pourquoi il y donne une place à Constantin de Nacolie, dont le nom était resté comme celui d'un des chefs de l'hérésie. On avait gardé le souvenir de la persécution du préfet des Thracésiens, Michel Lachanodracon, et de celle du préfet de Crète, Théophane Lardotyre : le diacre Etienne a tenu à ménager dans sa narration une rencontre entre l'abbé d'Auxcnce et les victimes de ces persécutions, Théostéricte de Pelecita et Antoine de Crète, entrevue au cours de laquelle les moines se racontent les uns aux autres les violences qu'ils ont eu à subir.
Les Bollandistes, qui considèrent comme très important, pour la chronologie de l'époque, le fait que tel ou tel martyr ait ou n'ait pas été mentionné dans cette conversation, ont fondé leurs raisonnements sur une base bien fragile.
Cependant, si la Vie d'Etienne laisse beaucoup à désirer au point de vue de la précision et de l'enchaînement exact des événements, les faits qu'elle signale et les détails de toute sorte que nous y trouvons épars n'en sont pas moins précieux. Ils nous montrent