‹ Études d'histoire byzantineChapitre 102 sur 178 · I. Tliropl,.. \M. G2fi4, p. W · texte numérisé non relu

I. Tliropl,.. \M. G2fi4, p. W

1. Tlir..|,l.., \\\. ()tj43, p. 'A'i-\ 'VM. G!|.|.p. '1:5,.,; VM. (iiiSS, p. .'109. Cf. sur la ([iifstiDii. Murv. loc. cil., II /|,")7-^.')8.

'A. Tlii-oi)ii , \\l. OaSa, p. /|i3. On n'a à lui reprocher, outre la double indiction de 7u(). qu'mio augmentation d'un douziiMuo destinée :i relever les murs dcConslantinoplc. iinvorsés par un tremblement de t(Mre. Tliro|i|i . \\I. (inHi, p. 'i 1 5 ; Hclienk, /\. L. III. Walleii inlimerii. p. ■j.i'ui.

',. Tlié.i|,li., AM. Gaâg, p. 'l'i-'i; Nieépli.. Ilnr , |). -/,.

.".. Nici-ph.. Brev., Ibid. '

(i. .\„lirrh., III, 5li.

lOO COKSTARTIK V, EMPF.RF.UIt DES ROMAINS

avide d'or (<fi7>c-/pûcoç) et rassemblait tous les trésors de l'empire dans son palais. H faut admettre que la prélévation rigoureuse des taxes avait mis les paysans dans la nécessité de se procurer immédiatement de l'argent, et les avait obligés ainsi à se débarrasser de leurs denrées à n'importe quel prix. Théophane dit formellement que les agriculteurs avaient dû vendre à vil prix les biens que leur dispensait le Seigneur « afin de pouvoir payer les tributs » (î'.i Tf,v twv ç:pûv àT.7hr,Q'.'i '). Tel est le sens des textes. Constatons seulement que si les paysans ont été vexés, les mesures de Constantin ont amené par contre dans la ville une abondance extraordinaire des vivres et une augmentation du bien-être. Et Nicéphore lui-même dit que le peuple attribuait cet abaissement du prix de la vie à la fertilité du sol, à la bonne marche des affaires et il la prospérité des temps'. Théophane commence par dire que « cette année-là, Constantin fit abonder les vivres dans la ville ». C'est seulement ensuite qu'il explique ce fait par une augmentation d'impôts. Peut-être y eut-il, en réalité, des mesures prises par Constantin pour assurer le ravitaillement de la grande ville ; et la malveillance des chroniqueurs n'aura voulu voir dans le bon marché exceptionnel des vivres qu'une conséquence de la cupidité du tyran.

Du reste, ;i ce moment, Constantin avait un réel besoin d'argent, il cause d'un important travail d'utilité publique qu'il avait entrepris l'année précédente. L'été de 7G6 fut marqué par une sécheresse telle que la rosée même avait disparu''. L'eau manquait totalement dans la ville, les réservoirs étaient vides, et les fontaines, les canaux et les bassins étaient desséchés par le soleil. Constantin résolut alors de reconstruire l'aqueduc de Valens. Cet ouvrage avait subsisté jusqu'aux temps d'Héraclius ; mais à ce moment il avait été ruiné par les Avars'. Constantin fit venir des ouvriers et des architectes de toutes les parties de l'empire : de l'Asie et du Pont, mille maçons (cÎ/,îîoij,gi.) et deux cents plâtriers (^piîTat) ; de la Grèce et des îles, cinq cents ouvriers en ciment (ijTpay.ip'.:t) ; de la Thrace, cinq mille manœuvres (ÔTïîoa^) et deux cents briquotiers (y.£pa[j.:7::{i'j;) . 11 confia la direction des travaux à un patrice, assisté d'ingénieurs et de contremaîtres. L'ouvrage fut mené

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