‹ Études d'histoire byzantineChapitre 109 sur 178 · Sclnvarzlose, p. ho · texte numérisé non relu

Sclnvarzlose, p. ho

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qu'ils Intriguaient contre le pouvoir central de l'Etat'. Cette tendance a entraîné l'historien allemand Gfrorer à des exagérations étonnantes. « Il s'était formé à Byzance, dit-Il, un état d'esprit analogue à celui de la franc-niaconnerie ou des illuminés de lîavière ; une génération entière avait grandi, qui ne connaissait les moines et les couvents que par oui-dire : l'empereur et son armée étaient tout ; les moines et l'Eglise n'étaient plus rien '. » L'ouvrage plus moderne et plus scientifique de Schwarziosc contient des appréciations tout aussi singulières. «Léon, dit-il, n'a obéi qu'à des (Considérations politiques ; c'était un soldat qui ne comprenait rien il l'art '. » Les empereurs iconoclastes ne se sont appuyés que sur leur force militaire, et non sur la puissance de l'Eglise*. Et plus loin : « les cercles militaires de Byzance avaient perdu tout intérêt pour les choses de la religion... ils suivaient aveuglément les croyances du maître, ayant compris qu'ils ne pouvaient que gagner à cet abaissement de la religion au profit de l'armée qui était le but des empereurs iconoclastes \ » Constantin et Léon n'appréciaient que la force des armes, et n'ont considéré l'Eglise que comme un simple auxiliaire^ et la théologie comiiic un facteur politique'.

Rappelons d'abord combien il est invraisemblable de prêter à des Byzantins du viir- siècle nos idées actuelles sur les dangers de l'ingérence de l'i^gllse dans les airaires de l'Etat. On ne concevait pas alors comme aujourd'hui la séparation du temporel et du spirituel. Dire avec Schwarzlose que Léon et Constantin se seraient fait leur idéal de prètre-rol, réunissant les pouvoirs temporels et spirituels, d'après les khalifes arabes, c'est négliger le principe même du gouvernement romain'*. Léon n'avait pas !)esoin tle rinlluence arabe pour écrire la phrase qu'on lui prête: « sache que je suis prêtre et roi en même temps, » i-i ^jx-'X-ù: v.v. Upïj; ti[i.:. Il ne faisait que se conformer ii la tradition constante

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