‹ Études d'histoire byzantineChapitre 112 sur 178 · I.A OUh.RKLLF, DES IMAGES: LE HT I 1)1. [, \ HÉEORAIE III · texte numérisé non relu

I.A OUh.RKLLF, DES IMAGES: LE HT I 1)1. [, \ HÉEORAIE III

ni(|ii('iirs (lisent qiio Constantin a été un cnnonii de Dieu et de la rolij^ion, «■'(■si là riiijiirc suprême destinée ii le perdre aux yeux dr lous'. A y rcgartliM- do près, on s'aperçoit qu'ils ne l'accusent jamais d'avoir asservi l'P^glise à l'Ktat. Bien loin de prétendre que Constantin a méprisé la théologie, ils lui reprochent d'avoir bouleversé l'I^^glise par ses hérésies et d'avoir innové contre la tradition des Pères'. Aux yeux du peuple de Byzance, Constantin V est toujours l'empereur chrétien ; on ne le considère pas comme un impie, mais comme un chef delà religion. I/empereur ordonne une prière publicpie et le peuple crie : « Tu es vraiment l'homme de Dieu, il accomplira tout ce que tu lui demanderas^. » Rt, plus tard, le souvenir de Constantin s'est conservé surtout parmi les hérétiques de Constantinople, Pauliciens et iconoclastes. « Ils honoraient sa mémoire comme celle d'un prophète et d'un vainqueur, nous dit Théophane, et vénéraient son dogme impie qui ruine l'incarnation de notre Seigneur*. » Ils attribuaient les malheurs de l'empire à l'idolâtrie de Michel II. On pourrait nous objecter que l'empereur est apparu sous cet aspect aux chroniqueurs, parce que ces chroniqueurs étaient eux-mêmes des ecclésiastiques et que les préoccupations étrangères au dogme et à l'Eglise n'existaient pas à leurs yeux. Mais les événements mêmes du règne justilieiit noire point de vue. Dans chaque circonstance Constantin a prouvé combien les intérêts de l'Fjglise lui tenaient à cœur. L'ardeur qu'il mettait à gagner h sa cause les dignitaires de l'Iîglise, la violence même de ses démêlés avec le patriarche, montrent combien l'approbation de ces docteurs et de ces grands pontiles avait de prix à ses yeux. Ce n'est pas lui qui eût toléré un patriarche opposé à ses idées. Et il semble, en elT'et, que le patriarche Constantin ait été exécuté comme hérétique. Du reste, la plus grande partie du clergé séculier, comme nous aurons occasion de le voir, marchait avec l'empei'cur et était intéressée au triomphe de la réforme. La \'ic (/'/ùiQ/me nous montre Conslanli'n envoyant ambassade sur ambassade au célèbre abbé, pour l'amen<'i' il signer les décrets du concile. Dans les principales Vies des

I. Mcc|ili.. l'.rev, p. 05. -i ; 'l'liéo|,li,, .\M. (i-t.ir, ]i. !ii:\.

■>.. Anlirrh.. II. p. i!i3 ; Or. adv. Coitsl. Cab., p. 338, et les passages cités plus loin. Et .\ic('phorc accuse l'empereur do terreurs superstitieuses (ylii((V/7i.. HT, 5of)).

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