Vie d' Etienne , ii3S
fl. Théophane, AM. G3o5, p. '|0'. Koi^tJvT'.vov -vi lojoaioïoovï [j.aza'yrCovT;; oi; -ooarÎTTiv /.ai vizi^ttjv, /.où Tr,'' ■/.a-/.ooo;iav aù-oO ir.' ivaTixr^ T^: ivjzoy.ov oi/.ovoa'a; t'jCp K'joiou Tjawv lr,'j'j-j Xo'.'JToij à5-alJo;j.£voi.
11^'. ^.o^sTA!^TI^ v, mii'Kur.rn des uo:mai\s
sain/s qui nous ont été conservées il ne s'.ngit pas de détourner le saint de la vie monastique, mais d'obtenir de lui une renonciation aux images.
Et quand, à la treizième année de son règne, Constantinvoulut achever et consolider l'œuvre de son père, il ne jugea pas suffisant de s'appuyer, comme lui, sur les décisions d'un sénat ou d'un conseil de fonctionnaires. Voulant, avant toutes choses, assurer d'une façon inébranlable le fondement dogmatique et théologique de la réforme, il pensa que seule une assemblée d'évèques pouvait résoudre avec autorité une question religieuse. Il convoqua le fameux concile de 768, qui élabora longuement et laborieusement le dogme iconoclaste, et c'est alors seulement que Constantin Y crut pouvoir entrer en campagne et exiger de tous l'adhésion à la doctrine nouvelle.
Constantin veilla aussi ii ce que la doctrine iconoclaste fût exposée et justifiée dans un. grand nombre d'ouvrages qu'on répandit dans le public. Le canon IX du concile de Nicée, ordonnant de déposer au patriarchat tous les écrits des hérétiques', atteste l'importance de cette littérature. Mais ce qui est encore plus intéressant pour nous, c'est que Constantin ^' a fait lui-même œuvre de théologien.
Théostéricte, un contemporain, nous dit avoir lu treize sermons que l'empereur avait composés et ordonné de lire dans les églises, et qui ne contenaient aucune invocation aux saints'. Il n'y a rien d'étonnant a ce que le vainqueur des Bulgares ait cultivé l'éloquence sacrée. Plus tard, Léon VI et Constant Porphyrogénète composeront des homélies'. Il était d'usage que dans certaines circonstances les empereurs byzantins prononçassent dans le palais de la Magnaure des sermons solennels*. De même qu'lléraclius avait publié VEcthesi.s et que Constant II avait élaboré le Ti/pi', nous avons la preuve qu'un ouvrage important de théologie a été publié sous le nom de Constantin V. l'.n effet, les deux Apologétiques et les trois Antirr/iélici de l'évêque Nicéphore sont consacrés à la réfutation d'un ouvrage attribué au Copronyme, que Nicéphore désigne ici sous le nom de Manimon.