‹ Études d'histoire byzantineChapitre 114 sur 178 · Con.sl. Porpli^r., Cerim., H, lo · texte numérisé non relu

Con.sl. Porpli^r., Cerim., H, lo

i.A QUKRELLi; Dr:s images: le but i>e la réforme ii3

Il n'est pas très aisé de distinguer au premier abord si l'ouvrage en question est l'œuvre personnelle de Constantin V, ou bien s'il a été composé sous son nom par les théologiens de son entourage. Conformément aux procédés de la l'hétorique, Nicéphore apostrophe souvent l'hérésie tout entière en la personne de son représentant le plus exécré. Dans d'autres passages, au contraire, il semble désigner clairement dans l'adversaire qu'il prend à partie le Copronyme lui-même.

Mais l'examen de ces textes intéressants et peu étudiés nous permettra de constater que Nicéphore distingue fort bien la théologie de Constantin de celle des évêques iconoclastes. Au début de V Antii-rhélicus l, Nicéphore nous avertit que son discours s'adressera h la fois à l'Inventeur du dogme hérétique (Const.nntln) et aux docteurs vains et blasphémateurs qui ont raisonné sur ce dogme '. Nicéphore discute ensuite point par point les propositions d'un ouvrage qu'il attribue à Mammon, et les invectives et les injures dont il accable ce Mammon nous prouvent que ce personnage n'est autre que le Copronyme-. Mais ici Constantin n'est pour lui que le chef responsable de l'hérésie : l'ouvrage dont Nicéphore cite des passages a été publié sous Constantin et par son ordre, mais les opinions qui y sont contenues ne lui sont pas personnelles. Ce sont les arguments de l'hérésie relatifs aux Images du Christ et au dogme christologiquc qui est à la base de la théologie des évêques de 753 '.

Mais quand, au second discours, la discussion passe de la question des images du Christ à celle des images de la Vierge et des saints, le rôle personnel de Constantin commence à se préciser. « Mammon, nous dit Nicéphore, s'efforce de repousser les prétendues calomnies au moyen desquelles on a soulevé contre lui ses parents et ses proches, et qui ont trouvé crédit auprès de beaucoup de gens, à savoir qu'il était ennemi de Dieu et du Christ. Il sefl'orce de prouver que ses dispositions sont tout autres. Il expose son opinion sur le dogme aux évêques présents, et se dit prêt à ratifier leurs décrets*». Et Nicéphore cite un texte qui dit

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■i. Anlirrh., I, 218, 280 (tov èv -/.o^pia... £|xafAjtji£vov). 9.-fi, 2go (TO'.aÛTa... /.ai riSlair,; y.0Kç.;a;), ag'i, 295.

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