‹ Études d'histoire byzantineChapitre 116 sur 178 · Antirrh., III · texte numérisé non relu

Antirrh., III

7. Antirrh., III, 478. BSîXû-teiOe SI ri; twv ÔYi'tov r.piaZûixi. Siaazin-ETê Si -ri; -û)vOi(w/ Oja'.a5T7)p!<ov îspi; Tpoc::iÇa;. xoiOal;:Ep à S'.îâïJxaXo; ûriwv MajAtovcï: {Spai;

Il6 CONSTANTIN V, EMPKREUR DES ROMAINS

les décrets que Constantin a lancés contre la Vierge et les saints, sans l'approbation des évèques; et, dans le troisième, l'opinion des évêques sur ce même dogme des saints et de la Vierge. Le texte des Antirr/ietici nous montre que l'ouvrage attribué par Nicéphore à Constantin V n'est en réalité pas de lui : mais il nous prouve en revanche trois choses :

1° Que Constantin V avait une opinion personnelle sur le dogme ;

2° Que sa théologie était en contradiction avec celle des évèques iconoclastes ;

3° Que la divergence portait sur le culte de Marie et sur celui des saints.

Ces résultats sont confirmés parle texte même des actes du concile des Blachernes. Un des canons du concile de yoS frappait en effet d'anathème quiconque ne confesserait pas que Marie est vraiment mère de Dieu et n'implorerait pas ses intercessions toutes-puissantes auprès de son fils'. Un autre canon condamnait également quiconque nierait que tous les saints qui avaient existé dès la création, avant la loi et après la loi, fussent en état de grâce auprès de Dieu et dignes de vénération, et quiconque ne leur adresserait pas des prières et ne les croirait pas capables d'intercéder en faveur des vivants".

Paparrigopoulo écrit que « ces textes prouvent d'une manière irréfragable que Théophane altère la vérité quand il blâme les empereurs d'avoir défendu aux fidèles d'invoquer l'intercession de Marie et des saints'». 11 n'a sans doute pas remarqué la suite du texte.

Les évèques du concile de 7S7 s'écrient en effet, après la lecture du précédent décret : « Mais depuis la publication de ce dogme ils ont repoussé aussi l'intercession des saints et nié qu'elle fût agréable à Dieu ; ils ont rayé ce passage de leurs décrets. Chacun

1. Mansi, XIII, 346. Ei tijoÙ/ ôixoXo-^v. Trjv à:t:;ap9cvov Mapinv /.upiu; za; à^ijOio OsOTO/.ov, uTiEp-tpav xî aivai 7ii<sir)i ôpar^? /.ai àopoTou xTiasto;, /.xi ixijTE EiXixpivoD msrswç Ta; aÙT^; où-/. s^atTsÏTaL ;îp£ap£Îa;, tô; ijappijaiav lyoûar); ;cpoç tov IÇ aÙTrj Tî/OÉvta 6e'ov f]|j.(ôv, àvâÛEiia. C'est donc par erreur que Théophane, AM. 0245, p 428, accuse les évèques du concile d'avoir été des ennemis de la Vierge.

2. Mansi, XIII, 347- Bi tiç où/ ôpioXo-cst â^iavTa; toÙ; ii:' at'ûvo; xa! pis/pi toi vùv à-^io'j;, -pi vdpiov /.«i âv vdpii;), /.ai âv /ipiTi Ttô &iiu £Ùap£(JTr[aavTa;, l'.^iiou. eivai ÈvtÔTZiOv aù-o3 tj<u'/î) "£ zal atopioTi, xai tàç toûtuv oùy. ÈÇaixEilTai Tipootuyàç, ;;appriaLav È"/ovTo)V ît~kp tou zdaaoj îïpEjoE-JE'.v, xaTa t/jV ÈxzXrjatajTÎxrjV -apaSoa àvâ6£[xa.

LA QUERELLE DES IMAGES: I,i; BUT DE LA REFOIOIE lisait que la variation est le propre de l'erreur, tandis que la vérité est une'. »

L'assemblée de rv'icée, il est vrai, n'attribue pas cette nouvelle hérésie à l'empereur, mais bien aux auteurs (jzpziijxofiç) du dogme iconoclaste. Seulement nous savons que le concile de 787 a évité systématiquement de mettre en cause la personne des empereurs défunts, par respect sans doute pour la dynastie. C'est évidemment aux raisonnements de Constantin qu'il faut attribuer l'hérésie relative au culte des saints et de la Vierge; il n'est pas vraisemblable que les évoques et les grands dignitaires de l'Eglise aient pris l'initiative de renier aussi formellement les dogmes qu'ils avaient élaborés et promulgués peu d'années auparavant dans un concile u'cuménique. L'insistance avec laquelle les évèques de 703 ont affirmé la doctrine orthodoxe sur la Vierge et sur les saints signifie peut-être que la question avait été discutée au cours des délibérations du concile. Cette hypotlièse serait d'accord avec le texte du lihellus synodiciis qui dit (pi'en présence de l'assemblée Constantin avait nié les intercessions". Les Antirrhedci de Nicéphore et les actes du concile de Xicée sont donc d'accord sur ce point. Reste à examiner les chroniqueurs.

Schwarzlose prétend que les chroni(|ucurs ont accusé Constantin d'avoir nié que Jésus fût le fils de Dieu. Ce n'est pas tout à fait exact; Théophane nous dit seulement que cette accusation avait été portée contre lui par Anastasc, qui voulait favoriser ainsi la sédition d'Artavasde. « Celui que Marie a enfanté, m'a (lit Constantin, le nommé Christ n'est pas le fils de Dieu, ni rien (\p plus qu'un homme. ]Marie l'a enfanté comme m'a enfanté ma mère Marie'» (la mère de Constantin s'appelait Marie). La grossièreté de cette théologie montre bien que nous avons affaire ici à une invention du patriarche destinée :i faire impression sur le peuple. C'est de l'Arianisme vulgaire; car si Arius a dit que le lils n'était pas divin d'essence, puisqu'il avait été créé par le père,

1. Mansi. \1II, 3'|8. ôOïv /.ai \i.i-k Tf,v r/.ooî'.v xJtûv Taj-rr,;, /.%: -r^-i -mi -ç,ti- Sôiwv £y;;ooao;/.Tov tio (Hm ;rpo!3aY'>)Y1v àreôàXovTO, XïioWavTs; Taâiriv h. Toio; aO'Ttôv

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