‹ Études d'histoire byzantineChapitre 117 sur 178 · Mans'i! XII · texte numérisé non relu

Mans'i! XII

3. Tliénph.. Wl. G233, p. /ii5. Mi tov ripoaïjXolOevTa Iv aùtoîç (.\naslase prêtait serment sur le bois de la croix) ojtw [W. v.-.i K'DVJTavTîvojô paaiXîù;, OTt [j.r) XoYiaij ■j'.ov Osoû ïtvai 3v Ï-V/.1 Mapia, tov \v^6[xi'iov Xp'.atàv, v. (it) ifitXov âvOptoKov rj -^kf M«p;a aÙTOv £tex£v, <!); ïxiy.vi âjxà f, |iiî"ip Mapfa. Zonaras, iSaS ; Cedrenus, 882.

Il8 r.ONSTAlNTIN V. EMPEREUR DES ROMAINS

il n'a jamais prétendu que le Christ fût un homme comme les autres. Les chroniqueurs n'ont jamais accusé Constantin d'une hérésie aussi monstrueuse. De même le propos que Georges Hamartolos prête à l'empereur : « Christ n'est pas Dieu et h cause de cela je ne tiens pas Marie pour Théotokos' », offre un mélann^e grossier de Nestorianisme et d'Arianisme dénaturé, et provient d'une confusion entre le fragment cité de Théophane et d'autres passages du même auteur^. Légendaire aussi est le récit suivant lequel Constantin aurait refusé aux apôtres et même à la Vierge, le nom de saint. Le Discours contre Constantin Cahallinits nous raconte ceci : « Nous disons chaque jour : je vais à Sainte-Marie, ou aux Saints- Apôtres, ou à Saint-Kticnnc ; mais le tyran ne supporta pas cette manière de parler; il enleva aux saints leur titre, et voulut qu'on nommât Marie Théotokos au lieu de Panagia '.)i D'après la Vie d'Etienne é^,\\emcni, Constantin aurait ordonné que l'on ne dît pas : a Je vais aux Saints-Apôtres » mais : « je vais aux Apôtres » tout court. Et ainsi pour toutes les Eglises de la ville'. De même dans Théostéricte'*. Nous n'avons aucune raison d'admettre l'exactitude de ce récit bizarre, suivant lequel Constantin aurait proscrit les dénominations courantes des principaux édifices de Constantinople. Nous avons affaire ici à des légendes destinées à mettre en évidence l'hostilité de l'empereur contre les saints.

L'hérésie de Constantin relative à la divinité de Marie nous est attestée par des témoignages plus dignes de confiance. Nicéphore nous apprend, comme nous l'avons vu, que Constantin a voulu bannir complètement le terme de Théotokos". Pendant le grand hiver de 762-768, dit Théophane, l'empereur fit venir au palais le patriarche Constantin et lui dit: «Que nous arriverait-il si nous appelions Marie mère de Jésus au lieu de mère de Dieu '? » Le patriarche l'embrassa en pleurant et lui dit : « Aie pitié de nous, maître, et que jamais celte idée ne te vienne h l'esprit. Ne vois-tu

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