‹ Études d'histoire byzantineChapitre 127 sur 178 · Schvvarziose, p. 5o · texte numérisé non relu

Schvvarziose, p. 5o

rentes. IjB question des images a précédé la réoro-anisation adminiistrative ; les premiers décrets iconoclastes sont antérieurs de quatorze ans à la publication de V Ecloga. A la fin du règne de Contantin, la réforme politique est terminée, et a porté ses fruits ; le conflit religieux entre seulement alors dans la période aiguë. Et les institutions civiles des empereurs iconoclastes survivront longtemps au triomphe des moines et des images.

Constantin n'a pas cherché h diminuer l'Eglise au profit de l'armée et de l'Etat, mais à débarrasser la religion chrétienne de ce qu'il considérait comme des erreurs néfastes. On ne peut pas expliquer par des raisons militaires et administratives l'âpreté nouvelle qu'il a apportée dans le conflit théologique. On ne voit pas suffisamment comment sa conduite à l'égard des saints et de la Vierge, qui était de nature à allumer contre la réforme de si furieuses colères et à jeter la discorde dans le sein même du parti iconoclaste, aurait pu lui être dictée par la raison d'Etat. On ne voit pas non plus en quoi elle pouvait arrêter les progrès du nioiiachisme. Pour comprendre l'ardeur extraordinaire avec laquelle Constantin a soutenu la lutte contre les images, il faut admettre en lui la foi religieuse et le zèle d'un réformateur.

Schwarzlose dit au début de son ouvrage : « La question religieuse a dégénéré en conflit iconoclaste par sa jonction avec les intérêts de l'Etat'. » Non, la réforme des images n'a pas cessé d'être une question religieuse. Elle a dégénéré en conflit iconoclaste parce que l'un des réformateurs les plus zélés s'est trouvé être un empereur.

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