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de Théophane^ ; quelques extraits de poésies satiriques attribuées h Jean, Sergius, Ignace et Etienne, dans la Refutalio impinruin poemalum de Théodore Stoudite^; enfin, dans les, Anlhirrkètici de Nicéphore, dos fragments plus importants d'un ouvrage attribué ii Constantin Copronyme, et sur lesquels nous aurons à revenir^. Mais ces passages ne parlent que de théologie et ue nous apprennent rien sur la politique ni sur l'administration des empereurs iconoclastes. Force a donc été de se contenter, pendant longtemps, pour l'étude de leur règne, du témoignage d'écrivains qui, tous, furent des ecclésiastiques et des adversaires acharnés de l'hérésie. Théophane a été lun des principaux ennemis de Léon V ; il est mort en exil, à Samolhrace. Nicéphore a joué dans la lutte un rôle plus Ini]iortant encore. Patriarche de Constantinople au moment de lavèncment de Léon l'Arménien, il fut déposé par lui ;> cause de sa résistance à l'hérésie et mourut également en exil. Les chroniqueurs postérieurs sont des moines qui ont gardé, avec la foi orthodoxe, une haine farouche des empereurs hérétiques. Les auteurs des Vies de Saints sont des moines également, leur partialité est naturelle et évidente. Or, jusqu'à nos jours, le témoignage de ces écrivains a seul été admis. On se bornait ;i dire que Constantin V avait été un tyran déplorable, acharné contre les moines et contre l'Eglise'. Le Beau reproduit, sans les discuter, les accusations les plus saugrenues des hagiographes et des ciironiqueurs et déclare « qu'il n'y a aucune autorité ii opposer ;i la leur » ce qui, même de son temps, n'était pas la vérité. 11 y ajoute même du sien et prétend « que le Copronyme ne savait pas faire la guerre ». Pourtant Waleh déjà avait soupçonné combien l'histoire du règne de Constantin avait été défigurée pai- la passion et par la haine". INlais c'est de nos jours seulement que l'on a pu tenter une l'éhabilitation des empereurs iconoclastes, grâce aux reeiierches de Zachariu' de Lingenthal et à la découverte des travaux législatifs de Léon risaurien. C'est l'historien grec Paparrigopoido (jui a développé avec le plus d'autorité et de hardiesse les conceptions nouvelles suggérées par YEcloga. Et sans doute les documents découverts