‹ Études d'histoire byzantineChapitre 16 sur 178 · AA. SS.. aMll 1, \\l · texte numérisé non relu

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comme à Achab succéda Achaz et à ArchélaiisHérode. pire que lui'». Pour tous, Constantin est un tyran abominable, un monstre altéré de sang, une bête féroce, àvpuô-:aT:ç Oï;:'. Il a surpassé en cruauté les tvrans qui avaient le plus tourmenté l'humanité, les Achab, les Dioclétien^^Iais c'est dans Théophane que la fureur et la haine sexhalent avec le plus de violence. D'après lui, Constantin est un « châtiment de Dieu pour la multitude de nos fautes'». Il accumule contre lui les épithètes homériques (i^:y.:Tr,-.:-, -aviOX'.:r, TavwXr;;, k\i.ioi'r.r,-.::, (xh^iicp::, ■:ra;j.;j.;ap:ç. Ces injures puériles et sans portée n'oflriraient pas d'intérêt si l'on ne songeait pas que jusqu'à nos jours elles seules ont été retenues de tout ce que les textes nous apprenaient sur le règne d'un grand souverain.

Mais les chroniqueurs ont formulé contre Constantin des accusations plus précises. Ils lui ont attribué les hérésies les pi us diverses et les plus incohérentes. Nous nous occuperons plus tard de ces griefs théologiques, ainsi que de tout ce qui concerne les violences de l'empereur contre les moines et l'Eglise. Retenons pour l'instant un seul fait, qui ressort des textes avec une grande clarté : les contemporains ont eu l'impression très nette que Constantin n'était pas seulement un hérétique comme Léon, mais un ennemi déclaré de la religion chrétienne. << Ce fut, dit Théophane, un ennemi de Dieu, du Sauveur et de sa sainte mère Marie^ ». Et une phrase de Nicéphore résume avec une grande précision l'opinion qu'on se faisait des deux empereurs : « Léon lança des décrets insensés contre les images, mais après lui vint Constantin qui déclara la guerre h l'orthodoxie''. »

Il serait bien étonnant, étant donnée la tournure d'esprit des habitants de Byzance, qu'on n'eût pas essayé contre Constantin les accusations de paganisme et de sorcellerie que l'on renouvelait contre tous les hérétiques. Les chroniqueurs nous informent en clfet qu'il était adonné à la nécromancie, h la magie et aux sacrifices sanglants'. Ces légendes bizarres sont intéressantes en

1. Mignc, 100, iiio; Zonara.-;, iSao-iSaC; Cedrenus, 8So", Léon Gramm., i8i.

2. Théoph., p. iii3, 449- yie de Théodore Stoudite, Migne, gg, ii8.

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