JNicéph , lirev., p
3. Nicéph., Anllrrh., III, 52^ ; Thcoph., AM. G262, p. 445 : lorsque Michel Lachanodracon rassemble dans la plaine d'Ephèse tous les moines de sa province, il leur tient ce langage : « Ceux qui veulent obéir à l'empereur et à moi prendront une robe blanche et choisiront une femme à cette heure même ; ceux qui refuseront seront aveuglés et transportés à Chypre. »
4. iNicéph , Brev., p. 78 ; Théoph., .A.M. 6207, p. 487 ; Zonaras, i336 ; Cedrenus, 8g6. Gf- Baronius, 766, XIII.
5. Théoph , AM. G257, p. 437, arEcpav'xrjv àvt'i [iOvâyou SK£ta£ yEviaOai.
LA QUERELLE DES IMAGES : HISTOIRE DU CONFLIT iGl
tant des vœux monastiques ; la femme était pour les religieux In grand objet d'hoireur. C'est pourquoi on chercha à leur imposer le mariage. Les évèques de Nicée eux-mêmes croient devoir rappeler que des moines furent unis à des vierges promises au Seigneur '.
Constantin V n'eut pas besoin d'user de violence envers tous les moines. Il essaya par tous les moyens de les engager à rentrer dans la vie civile, et ses efforts réussirent auprès de la plupart. Il 11 y en eut beaucoup qui cédèrent à son décret impie. Gagnés par la flatterie, ou par des promesses, ou par des dignités militaires, ou par toutes les ruses du scélérat, ils renoncèrent h leur foi, prirent l'habit laïque, laissèrent pousser leur chevelure et se mirent à fréquenter des femmes'-». Théostéricte déplore également le grand nombre des défections. « Beaucoup ne subirent que le supplice de leur conscience; ils préférèrent la gloire des hommes à celle de Dieu et se livrèrent aux voluptés de la chair'. » Après l'assemblée du Mont Saint-Auxence, les moines se dispersent et quittent l'empire « par crainte, non du martyre, mais de ruses que le tyran mettait en œuvre pour les faire tomber dans le péché')). Et, en effet, les défections se produisent même parmi les fidèles de l'abbé ; et l'empereur honora ces transfuges ". Constantin avait veillé sans doute à ce que tous les moines qui quitteraient les ordres fussent pourvus d'un emploi quelconque. « Parmi les religieux du thème thracésien, beaucoup subirent le martyre; mais beaucoup furent perdus", abandonnèrent leurs ordres, et Lachanodracon en usa familièrement avec eux. » Et nous voyons en efl'et que le principal auxiliaire de Michel Lachanodracon était un ancien moine, l'abbé Léon'. L'empereur n'a donc pas traité dès l'abord les moines en ennemis. Il a cherché avant tout à obtenir d'eux qu'ils rentrassent dans le monde et y remplissent les devoirs auxquels ils avaient voulu se soustraire.
Constantin acheva de briser la puissance des moines en confisquant les couvents et les biens monastiques. On l'a accusé naturellement d'avoir brûlé et détruit des couvents. Il aurait tait