‹ Études d'histoire byzantineChapitre 167 sur 178 · XVI. — Cunsluniin i · texte numérisé non relu

XVI. — Cunsluniin i

raser complètement, comme nous l'avons vu, celui du Mont Saint- Auxence, près de Nicomédie. « 11 détruisit, jusqu'aux fondements, le couvent de Callistrate, celui de Maximius et celui de Dion, et d'autres demeures saintes de moines et de vierges'. » Mais d'autre part Xicéphore reproche à l'empereur d'avoir vendu à prix d'argent ce même couvent de Callistrate ainsi que celui de Florus, et ajoute que l'état actuel de ces édifices atteste cette profanation'. Tandis que le biographe d'Ktienne affirme que le Lachanodracon fit brûler et démolir complètement lecouventde Pelecita\ ïhéophane raconte au contraire qu'assisté de son bâtard Léon Kouloukès et de l'ancien abbé Léon Koutzodactyle, il fit vendre tous les couvents d'hommes et de femmes de la province, avec les vases sacrés, les bibliothèques et tous les biens qu'ils contenaient, et envoya l'argent à l'empereur*. Constantin, plutôt que de commettre des destructions inutiles, employa à d'autres destinations les édifices dont il s'était emparé. Il en fit des casernes, non pas parce que tout se réduisait pour lui à un intérêt militaire, comme le dit Schwarzlose, mais parce que la disposition de ces bâtiments les rendait particulièrement propres h cet usage. « 11 en fit des maisons communes pour les soldats ses complices (lîy.sjç 7.:'.v:'jç ~pa- TiwTwv). Et celui des Dalmates, le premier de Byzance, il le donna à ses soldats comme habitation (xaTiîy.'.av) '. »

Ces profanations ont vivement indigné les orthodoxes, (i 11 a transformé les maisons saintes en écuries et en dépôts de fumier^. » Ij'assemblée de Nicée rappelle que des monastères ont été changés en maisons communes et mondaines (xoTSX'.xà •/.aTayûy.a'). Et ce qu'il v a de plus horrible, c'est que cette impiété et cette profanation ont subsisté daus quelques couvents ; au lieu de pieuses génuflexions, on y voit des danses honteuses; au lieu de saints cantiques, on y entend des chants sataniques et obscènes*. Le sens de

1. Tliéopli., AM. 6259, p. 443. Voir dans 1 abbé Marin, op cil., la liste complète des couvents de Constantinople.

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