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retentir d;ins lour enfance les noms olorieiix d'Anchialos et de Lilhosoiia ; le peuple, dans limminence dn péril, maudissait rimpéritie de ses maîtres et se rappelait les temps de Constantin, « l'empereur vainqueur et prophète. » Parmi les sectes innombrables qui pullulaient dans cette foule superstitieuse, Pauliciens, Manichéens, Monophysites, iconoclastes de toute nuance, on commençait à dire quêtons ces désastres étaient le châtiment par lequel Dieu punissait l'idolâtrie des nouveaux empereurs'. Tout à coup le bruit se répandit au milieu de cette population surexcitée que Constantin allait sortir de son tombeau pour chasser les Bulgares. Aussitôt la foule se rassembla dans l'église des Saints-Apôtres, où se trouvaient les sépultures impériales. On voulait pénétrer dans la crypte, on se pressait aux portes, mais elles étaient fermées et les verrous tenaient bon. Soudain les battants s'ouvrirent d'eux-mêmes comme poussés par une force mystérieuse ; et cette masse d'hommes en délire se rua sur le mausolée de Constantin V avec des gémissements et des clameurs. « Réveille-toi, César, criaient-ils, et sauve la ville qui va périr ! » Et tous disaient qu'ils avaient vu le grand empereur s'élancer tout armé, sur son cheval de bataille, conduisant son peuple contre les barbares ".