‹ Études d'histoire byzantineChapitre 5 sur 178 · Ind. rég. lo-ii Théoph · texte numérisé non relu

Ind. rég. lo-ii Théoph

A partir de 726 et jusqu'en 773, l'indiction byzantine se trouva ainsi en avance

d'une année sur l'indiction régulière employée en Occident. Mais l'ère du monde

employée par Théophane donne bien l'année exacte. L'avènement de Constantin

tombe ainsi en 740 :

740^6232-6233 Ind. rég. 8-9 Théoph. 9-10 Tlicophane place, en effet, cet avènement au iS juin 6232, indiction 9. Le concile des Blachcrnes tombe en 753. Théophane le fait durer du 10 février au 8 août de l'indiction 7, en 0345. Or :

753 ^ 6245-O246 Ind. rég. 6-7 Théoph. 7-8 Mais en 770 Constantin s'avisa de rétablir à Byzance l'indiction régulière. Pour cela, il procéda à une opération contraire à celle de Léon III ; il prolongea probablement de six mois chacune des indictions 11 et 12. On eut ainsi :

771^6263-6264 Ind. rég. 9-10 Ind. Théoph. lo-ii 772^6264-6265 Ind. rég. lo-ii Ind. Théoph. 11 778^6265-6266 Ind. rég. ii-ia Ind. Théoph. 11-12 774^6266-6267 Ind. rég. i2-i3 Ind. Théoph. i2-i3 et ainsi de suite. Les contradictions entre les chiffres de l'ère mondaine et les calculs de Théophane sur la durée du règne des empereurs, proviennent de ce qu'il a fait ces calculs lui-même et d'après l'indiction, sans tenir compte des irrégularités i|ui s'y étaient produites, .\insi est résolue la diCBcullé qui embarrassait le plus les historiens : la durée exacte du règne de Constantin ^ . Théophane place son avènement au 18 juin 6282 et sa mort au i4 septembre 6267, '^'^ 1"' '^^'^ ^^ ^"* ^ mois 26 jours. 11 indique, d'autre part, qu'il a régné 84 ans 2 mois 26 jours, parce qu'il a compté les années de son règne de l'indiction IX. à l'indiction XIII, sans réfléchir que l'indiction XII avait duré deux ans. Constantin a bien régné 35 ans.

i.p.s sninc.r.s

des événements nest pas le même, ce qui incline à penser que ces deux nuteurs ne se sont pas faitd'emprunts réciproques, mais plutôt qu'ils ont puisé tous deux à une source commune '. Schenk a montré que Nicéphore, grâce h sa situation officielle, était mieux placé que Théophane pour consulter des documents authentiques". Sa narration est en outre plus impartiale et plus sobre que celle de Théophane. La passion religieuse et la haine des empereurs héréticjues y sont moins visibles ; les Invectives et les déclamations y tiennent moins de place. La partie anecdotique y est moins développée ; en revanche des événements importants comme les guerres de Bulgarie sont rapportés d'une façon plus complète et plus claire. Il est très regrettalile que le récit de Nici'phore s'arrête à l'année 769.

Les chroniques postérieures sont beaucoup moins importantes. Georges Ilamartolos, ou Georges le Moine, écrit sous Michel II! (842-867) une Histoire abrégée du monde d'Adam <) la morC de Théophile, ouvrage vague et déclamatoire '. Il imite à la fois Théophane et Nicéphore; il a lu également les Anlirrhèlici de Nicéphore, dont il fait des extraits*. Il lui arrive de ne pas comprendre le texte de Nicéphore et de tomber dans de grossières confusions ^. Il rapporte aussi des anecdotes tirées des vies des saints, en particulier de celle iV Etienne d'Auxence ci de Nicétas de Médicion ".

Les chroniqueurs Léon le Grammairien (fin du x° siècle), Cedrenus fin du xi" ou commencement du xii° siècle) et Zonaras (milieu du xii" siècle) sont moins intéressants encore '. Ils ne font guère que résumer le texte de Théophane, qu'ils ne connaissent souvent, surtout Léon le Grammairien, que par celui de Georges

1. Krumbacher, p. S'ig. Voir surtout les réflexions sur la guerre civile. Nicéphore p. Gi et Théophane p. ^17 ; sur la peste. Nicéphore p. 02-63 et Théophane p. ,'122 ; sur le grand hiver de 768, Nicéphore p. G7 et Théophane p. '\?>'\.

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