Une bataille sous Justinien H; une autre plus tard
7. zaTa Tr;v 'Ay/taXov /.ocXojjiï'vt-iV -ciÀiv. zoiXa /.ai :::5{a3aa ywfiac. Nicéph., Antirrh., III, p. 5o8 ; Georges Ham., p. gVi.
8. Aiitirrli., III, 5o8 ; Georges IIaui.,y5u. kpY"'' Y*,° "'iî ij>'.i'"t''.r); jjia/.aîpa; i-av aycOov tÔ T'fjv 'P'o'xaiftiv r^ivzzo a-paTêU'ia.
48 CORSTAIN'TIIN V, EMPEREUR DES ROMAINS
BeiUicoLip de ses nobles ;ivaieiit été faits piisonnleis, dautres firent défection après la défaite'.
La bataille d'Anchialos fut une des plus importantes de l'histoire byzantine. Ce fut aussi le fait d'armes le plus glorieux du règne de Constantin V, celui qui, de l'aveu même de ses ennemis les plus acharnés, lui assura la gloire et le prestige d'un sauveur de l'empire. La victoire d'Anchialos, arrivant après la victoire d'Akroïnon et la conquête des villes de Syrie, excita h Constant inople un enthousiasme extraordinaire. Selon son habitude, Constantin en avait fait connaître le résultat par des proclamations adressées au peuple de la capitale". Son retour fut un triomphe. L'empereur » enflé d'orgueil d'une telle victoire », entra dans la ville eu armes, suivi de ses troupes victorieuses, traînant derrière lui les Bulgares captifs et salué par d'immenses acclamations''. Selon l'usage byzantin, il triompha une seconde fois aux jeux du cirque, en faisant promener derrière lui les dépouilles des vaincus. Et, du produit de ce butin, il fit fabriquei-, en Sicile, deux grandes bassines en or du poids de 800 livres chacune, qu'il offrit au peuple en souvenir de sa victoire.
Quant aux prisonniers, Constantin se conforma ii leur égard à la coutume cruelle que nous reverrons dans chaque circonstance et qui faisait des exécutions, ;i Byzance, une réjouissance publique, un divertissement barbare auquel tout citoyen avait le droit de prendre part. Il les livia aux citovens et aux factions du cirque, qui les exécutèrent de leurs propres mains. Tous furent
1. Tlu'opli., .\M. Oiài. |>. '|33 ; Nioépli.. Brev., p. Gij ; Zonaras. i33;!. Quant à Georges Ham., p. 1)44. Tiuiitalion de ^'icépll0^e le fait tomber dans une confusion grossière. Lisant dans VAntirrh., 111, que la bataille d'Anchialos avait élé un désastre pour les armes romaines, il a confondu celte bataille de -lia avec le désastre maritime d'.\nchialos (pii eut lieu trois ans plus lard (Théoph., AM. 6257 ; u. 487; ÎSicépb., Brev., p. 73). il a l'ait précéder la victoire de 71)2 d'un désastre naval, et il a fait suivre la catastrophe de 7(;5 d'une défaite sur terre (p. g^fi), à propos de laquelle il reproduit les phrases qui dans le texte de Nicéphore s'appliquent à la bataille de 702. De même Léon Gram., p. 186-187.
Autre exemple de la malveillance des chroniqueurs : Cedrenus ne mentionne même pas la bataille d'Anchialos, l'une des plus importantes du siècle. ^'. Jirecek, p. \t\2 et i43 ; Baronius, a. 7C3, XIII.
2. Nicéph., Anlirrh., III, p. 5o8. e; oî ti i.;.:/.pov /.a'' où ;;«vj iÇiOÂO-j-ov. zaTX y; f,- [jLÎv £X Ttjjv ■)'£Ypa(j.;jL«'v(.>v aJTw -.-j'ii ToJç h/T^X'.nij.haj: y.3.-.x Tr,'/ [ias'.ÀEJourjav ivxÀîfa- {j:ivo'.; s^vcocra'..