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LA POLITIQL'F. EXTCRIElIiF; : LES BULGARES OQ
traité conclu entre l'héoclose 111 etTervel, qui fixait la frontière au lieu dit des Melchones'. Et Michel refuse d'y consentir. 11 paraît donc que le traité de yiô avait été modifié depuis à l'avantage des Romains, ce qui ne peut être attribué qu'aux conquêtes de Constantin.
Les campaones de Constantin forment la période glorieuse de l'histoire de Bs'zance au viu'^ siècle. Elles lui ont valu la gloire d'un premier Bulgaroctone. Quoiqu'il ait été empêché par la mort d'exécuter tous ses projets et de consolider son œuvre, le prestige qu'il avait donné aux armes romaines, tout aussi bien que le svstème de défense qu'il avait établi, profitèrent à ses successeurs et suflirentà protéger l'empire pendant plusieurs années, malgré les dissensions et les séditions militaires qui éclatèrent bientôt à Byzance. Sous Léon IV, il n'est pas question des Bulgares; leur roi, Tzérig, se rend même ;i la cour de Byzance et s'allie à la famille de son vainqueur. En 786, Irène peut sans danger dégarnir la Thrace de ses troupes et les amener à Constantinoplc. En 791, seulement, après la rébellion des troupes d'Arménie, Constantin VI est attaqué par le roi Kardamm-. Mais alors commence la série des désastres. Déroute en 792, où périt le fameux Lachanodracon^. Nicéphore, qui avait contenu les barbares pendant quel([ue temps, est enfin surpris par eux, en 811, et massacré avec tous ses olliciers'. La même année, sous Michel, Kroum ravage la Macédoine et la Tlirace. En juin 8i3, Michel et Léon l'Arménien prennent la fuite à Andrinople et les Bulgares arrivent jusqu'aux murs de Constantinoplc. Au milieu de ces désastres, le peuple de la grande ville avait conservé le souvenir du vainqueur des Bulgares et des prophéties assuraient qu'au moment du péril, le grand Constantin sortirait de son tombeau pour chasser les Barbares \