‹ Études d'histoire byzantineChapitre 67 sur 178 · Lib. Pont.. 18.-). Cf. .S7;/i7/. p. 5i · texte numérisé non relu

Lib. Pont.. 18.-). Cf. .S7;/i7/. p. 5i

Ga COINSTAATI.N V, EMPKRF.UR DKS ROMAINS

tions du pape et de l'empereur étaient moins tendues depuis quelques années. Non seulement les hostilités avaient cessé, mais le pape semblait avoir renoncé à combattre l'hérésie. La situation de ritalie bvzantine n'en était pas moins fort périlleuse. Les Byzantins ne possédaient plus, outre la Sicile, le Bruttium et Xaples, que le duché de Rome, l'exarchat, réduit à Ravenne et à sa banlieue et les villes maritimes de la Pentapole et de la Vénétie'. L'ne fois déjà, en 782 et 785, les Lombards s'étaient emparés de Ravenne et on n'avait pu la leur reprendre que grâce a l'intervention du pape et à l'appui d'une armée vénitienne". En -^i, Liutprand venait précisément d'enlever les quatre forteresses d'Ameria, Ilorta, Polimartium et Blera, qui maintenaient les communications entre Rome et Ravenne'. Dans l'intérieur des provinces, les villes et les populations se soustrayaient de plus en plus a l'autorité des officiers bvzantins. Un autre fait encore contribuait à faire du duché de Rome une province indépendante. Léon l'Isaurienavaildétachéde l'obédience romaine, pour les soumettre à l'autorité du patriarche de Constantinople, les diocèses que l'empire possédait encore dans l'Italie méridionale, à savoir : la Sicile et la Cahibre, plus l'IUyrie, la Thessalie, l'Achaïe et la Crète '.

Or, si l'empereur punissait ainsi le pape de sa résistance aux décrets impériaux, d'autre part, en faisant le partage des diocèses bvzantins et des diocèses romains, il semblait renoncer implicitement à faire valoir son autorité dans les provinces qu'il abandonnait à l'obédience du pape. L'indépendance de celui-ci s'en trouvait accrue. On a prétendu enfin, pour expliquer l'autonomie croissante du duché de Rome, que cette province avait été séparée administrativement de l'exarchat'. On s'appuie sur le fait qu'au moment de l'avènement de Zacharie le gouverneur impérial de Rome, le duc Etienne, porte le titre de patrice. Il se serait trouvé ainsi l'égal de l'exarque et non plus son subordonné. Mais le patriciat byzantin est un titre honorifique, une dignité ; ce n'est

1. L'exposé de la situation géographique de Texarchat se trouve dans Dielil, op. cit.

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