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LA POLITIQUE iîXTIClilELIRE ; l'oC(.I1I1;M' G3
pas une fonction. Le fonctionnaire qui administre une province s'appelle le stratège. Les deux titres ne sont jamais confondus dans les textes byzantins '. Ceux des stratèges qui sont patrices ne possèdent pas d'attributions plus étendues. Aucune fonction spéciale, aucune prérogative n'est attachée au patriciat. Le fait qu'à Rome un duc patrice a succédé il un duc qui ne l'était pas ne signifie donc pas nécessairement que ce fonctionnaire ait eu des pouvoirs plus étendus que ceux de son prédécesseur, ni que la situation administrative de la province en ait été modifiée. L'autonomie très réelle du duché de Rome vis-<à-vis des exarques de Ravenne résultait plutôt de la force des choses et sans doute elle s'était établie contre la volonté des empereurs. La difficulté des communications entre Rome et Ravenne rendait l'autorité de l'exarque fort peu efficace dans le duché. L'absence d'une armée byzantine régulièrement organisée obligeait les populations en danger à ne plus compter sur les secours de l'exarque. Ce sont les milices locales qui défendent surtout les cités. Mais la cause principale de cette transformation doit être cherchée dans l'autorité personnelle et dans le prestige des papes. Quelles qu'aient été les attributions du fonctionnaire impérial résidant à Rome, il n'en disparait pas moins dans l'ombre du pontife.
C'est le pape qui accomplit tous les actes de la souveraineté. Il fait réparer ;i ses frais les fortifications de la ville et des bourgs du duché ^. lia sous ses ordres toute une armée de fonctionnaires, une hiérarchie administrative complète. Il possède d'immenses patrimoines qui font de lui le plus riche propriétaire foncier du pays. Quand il réclame la restitution des quatre villes fortes enlevées par Liutprand, il invoque déjii les droits du prince des apôtres '. De son propre chef et ;i l'insu de l'empereur, il sollicite l'Intervention de Charles Martel'.
Pendant ce temps, 1 administration byzantine est désorganisée.
1. Dans SCS tnuméiations de fonctiuiiiiains, Tliéoplianc indique quelquefois que lo stratège d'une province est revêtu de la dignité de patrice ; ailleurs il ne mentionne pas ce titre. AM. 6a33, p. 4i4et.'n5; AM. GaS/i, p. ^17; AM. 0357, p. li'iS, ni le stratège d'Opsikion ni celui de Sicile ne sont désignés comme patrices. .\M.G25i, p. /(3o : Léon, patrice et stratège des Thracésicns. AM. p. G258, 44o : Michel Lachanodracon, stratège des Thracésiens, pas de titre; AM. G270, aucun patriciat mentionné, etc.. — Les stratèges de Sicile sont tantôt des patrices, tantôt desimpies spathaires. (Schkimberger SiyiW. de l'emi>. by;., p. ai.'i)