‹ Études d'histoire byzantineChapitre 72 sur 178 · Migno, 100, |). I I · texte numérisé non relu

Migno, 100, |). I I

4. Dans la vie de Léon \c Thaumaturge, évètjuc de Catane au milieu du viii<= siècle, document très contemporain des événements, puisqu'il a été écrit avant le concile de Aicée, on ne trouve pas d'allusion au conlllt iconoclaste (A.V. SS., février lit, 226).

5. Baronius, 7G1, XV. Dichl. op. cit., le chapitre : L'hellénisme dans Vllnlu' byzantine.

LA POLITIQUE EXTERIEURE : L OCCIDENT (j-

cle Béiiévent étaient en rébellion continuelle contre le roi Liutprand. Les empereurs byzantins soutenaient de leurs armes les vassaux révoltés afin d'allaiblir le suzerain. Grégoire III s'était conformé il cette politique, et, d'accord avec l'exarque, avait conclu une alliance avec les ducs'. Liutprand s'en vengeait en ravageant les environs de Ravenne et de Rome. Mais Zacharie abandonne résolument rcxar([ue et les ducs et envoie la milice romaine au secours de Liutprand attaqué par les gens de Spolète alliés aux Byzantins de Ravenne-. Ce lait curieux montre à quel point le pape était devenu indépendant de l'exarque. Cependant, :i ce moment où aucune direction ne pouvait venir de Constantinople occupée par Artavasde, l'initiative du pape ne constituait point une trabison. Le pontife défendait comme il le pouvait les territoires dont il avait le gouvernement. Et sa politique eut des résultats fort heureux pour le duché : Liutprand se décida à lui rendre les quatre villes de Blera, Ilorta, Ameria et Polimartium^, et le pape finit par conclure avec le roi lombard une trêve de vingt ans. Celte trêve ne concernait que le duché de Rome*. Cependant, la suite des événements montra bien que le pape, malgré cette politique séparatiste, n'entendait pas abandonner l'exarque aux coups des Lombards. Liutprand avait pris Césène et se disposait èi assiéger Ravenne. L'exarque Eutychius se trouvait incapable de défendre la ville. 11 dut implorer le secours de Zacharie, joignant ses supplications à celles de l'évêque et de la population tout entière. Le pape se mit en route ; il arriva ;i Ravenne où il fut reçu en triomphe par l'exarque et par tout le peuple *, puis il Pavie. Liutprand, qui subissait de plus en plus l'ascendant du pontife, se laissa convaincre, rendit Césène, et renonça à ses projets de conquête. 11 envoya même une ambassade à Constantinople, pour obtenir la ratification du traité^. Une paix fut conclue, qui comprenait cette fois toute l'Italie, et h la mort de Liutprand elle fut renouvelée par Ratchis '.

Plus tard, en 7^9, comme Ratchis menaçait Pérouse, l'interven-

IJb. Pont.. ao3. Cod. Car., 2, p.

lÀb. l'uni., 208.

Lib. Puni., ao8-2io.

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