‹ Études d'histoire byzantineChapitre 73 sur 178 · I.ib. Puni · texte numérisé non relu

I.ib. Puni

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68 CONSTAPiTIK V, EMPEREUR DES ROMAINS

tion de Zacharle produisit son effet accoiitumo. Ratchis obéit à ses injonctions et revint en arrière '.

Constantin pouvait se tenir pour satisfait. Grâce à sa politique modérée, et il l'ascendant qu'il avait su prendre auprès de /acharie, l'exarchat était conservé à l'empire pour quelques années encore. Cependant l'équivoque dont nous avons parlé subsiste dans la conduite de Zacharie. Il entretient une correspondance avec Pépin, et lui demande son appui, certainement à linsu de l'empereur". Constantin peut croire qu'il est rentré en possession de Ravenne par l'entremise régulière de l'un de ses représentants en Italie. Sa souveraineté a été reconnue par l'envoi d'une ambassade présentant un projet de traité. Cependant sa volonté ne se manifeste guère dans ces diverses négociations. Et le langage du Liber pontifîcalis qui montre le pape « allant au secours de son peuple des Ravennates' « et les circonstances de la réception de Zacharie laissent déjà voir qu'il s'attribue et qu'on lui attribue des droits de souveraineté sur ces populations auxquelles il est seul en état d'accorder une protection efficace.

Malgré cela, les bonnes relations entre le pape et l'empereur ne furent plus troublées désormais ; et la paix dura en Italie jusqu'à la mort de Ratchis.

En 701, Aistulf s'empare de Ravenne et de l'exarchat, et Zacharie meurt au printemps de l'année suivante. L'exarque disparaît, et Constantin paraît n'avoir pas donné de successeur au duc de Rome, le patrice Etienne. Le successeur de Zacharie, le pape Etienne 11, se trouve donc l'unique représentant de l'empire en Italie. Constantin, habitué à compter sur la fidélité du pape, fait aussitôt d'Etienne II son fondé de pouvoirs, et lui confie officiellement la direction des affaires. Constantin s'était ému sans doute de la perte de Ravenne, car il écrit à Etienne lettres sur lettres'. Et Etienne accepte ce rôle : il implore à son tour l'intervention de l'empereur, qui, à ce moment sans doute, lui eût été plus agréable que celle des Francs ; et il réclame de lui l'envoi d'une armée qui délivre Rome et toule la proi,'ince d'Italie". En effet, Aistulf était en train de ravager le duché, et il annonçait

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