‹ Études d'histoire byzantineChapitre 74 sur 178 · Ihid · texte numérisé non relu

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LA POLITIQUE EVTÉRIEIRE : l'oCCIOEST 69

son intention de prendre Rome'. Les troupes attendues n'arrivèrent pas. Mais Constantin se décida à envoyer en Italie un nouveau plénipotentiaire, le silentiaire Jean. Cet officier passa d'abord à Rome 011 il remit des ordres au pape. Ensuite il se rendit auprès d'Aistulf et lui apporta une lettre de l'empereur. Le roi refusa naturellement de rien entendre, et Jean dut revenir à Rome. Le pape se décida alors à envoyer lui-même des ambassadeurs h Constantinople pour accompagner le silentiaire ". Ces députés partirent en décembre -jâi. Au moment où ils arrivèrent ;i Constantinople, le concile d'Hiéria venait de commencer ses délibérations'.

On a soutenu que le concile d'Hiéria était de la part de Constantin une concession faite aux orthodoxes*. Nous verrons plus tard que si les décrets de ce concile ont été assez modérés, ce fut contre la volonté de Constantin. L'empereur connaissait trop bien le pape pour espérer de lui aucune concession réciproque sur des questions de foi. Il préparait le concile depuis une année ; il avait sans doute pressenti le pape en même temps que les patriarches œcuméniques", et obtenu de lui une réponse semblable à la leur. S'il a persisté dans son dessein malgré l'opposition du pontife, c'est qu'il avait renoncé déjà à faire triompher la réforme en Occident. Il avait pu peser longuement les conséquences de son acte. Il savait qu'après ce concile œcuménique qui allait mettre le pape en dehors de l'Eglise, les provinces de l'Occident soumises au pape deviendraient de plus en plus étrangères à l'empire.

Etienne, aussi bien, n'avait pas attendu le retour de Jean et des légats romains pour adopter une nouvelle politique. Comprenant qu'aucun secours ne viendrait de l'Orient, il reprit le projet de Grégoire III et s'adressa aux Francs, demandant à Pépin une entrevue^.

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