IJb. Pont., 282. Cf. Siyill.. p
3. Un croyait auparavant ce concile postérieur au voyage d'Etienne. \ . Hubert, By;. Zeilschrift, VI, 1897, p. 5o3-5o'i et lùiidc sur la J'onn. des IClals ilc l'E(jlisc, p. 2.'i2 el sqq. Les textes byzantins airinnenl que le pape no s'est pas fait représenter au concile. ThéopU., A\L 62l'i5, p. /127 ; Or. ado: Const. Cab., p. 33a ; lie d'Eliennc, p. Ii42-ii-'i6. Cela veut dire qu'il n'y avait pas envoyé de représentants officiels. Mais les ambassadrurs romains ont pu suivre les délibérations du concile sans y prendre part.
'i. Hubert, Elude sur lu forni., p. s'i'i- 5. Vie d'Etienne, Il t8.
(). Lib. Pont., 235. Cernens ab iniperiali potestatc nuUuiu esse subveniendi auxilium. Ibid., 236-237; Cod. Cur., 4-5.
70 COA'STA>TI>" V, EMPERKCn DES ROMAINS
Le roi accueillit favorablement ses ouvertures et envoya à Rome des députés qui devaient ramener le pape en France. Ils étalent encore à Rome lorsque le silentlaire Jean y revint. Constantin, se rappelant le respect dont les rois barbares entouraient la personne du pontife et le succès Inespéré des ambassades de Zacharie, ordonnait à Etienne de se rendre en personne à Pavie avec le silentlaire'. Cet ordre favorisait trop bien les Intentions du pontife pour que celui-ci eût garde d"y désobéir.
Arrivé à Pavie II joignit ses Instances à celles du silenliaire, et de là, après l'échec de la négociation, il partit pour la France accompagné des envoyés de Pépin, tandis que le silentlaire retournait à Constantlnople^
Le silentlaire Jean ne manifesta aucune inquiétude en voyant le pape se diriger vers la France. On en a conclu que l'empereur lui avait ordonné ce voyage. L'intervention des Francs aurait été voulue par Constantin \'\ Plusieurs circonstances, qu'on n'a pas suffisamment remarquées, montrent cependant que le pape a agi de sa propre initiative et qu'il avait caché au silentlaire ses véritables intentions. Les textes pontificaux indiquent avec précision que l'empereur avait ordonné au pape d'aller à Pavie. Ils ne disent pas qu'il lui eût commandé ni conseillé d'aller h Ponthion. C'est évidemment qu'il n'était pas question de ce voyage dans les ordres que portait le silentlaire. Constantin avait ignoré probablement les négociations qui avaient eu lieu pendant la session du concile et pendant le séjour du silentlaire Jean à Constantlnople. Celui-ci ne les connut qu'en trouvant à Rome des envoyés de Pépin. Si Constantin avait songé à solliciter l'Intervention de Pépin, il n'aurait pas confié au pape seul la conduite d'une négociation aussi importante. 11 aurait fait à ce moment-là ce qu'il fit plus tard, en y56' ; il aurait envoyé un plénipotentiaire auprès de Pépin. De son côté le sllentiaire Jean s'était informé sans doute auprès d'Etienne II et des envoyés francs, avec lesquels il avait fait route de Rome à Pavie, du but de ce voyage en France. Mais en apparence le pape se rendait à un appel du roi des Francs; les députés de Pépin étaient venus à Rome pour le chercher ; et s'il