‹ Études d'histoire byzantineChapitre 76 sur 178 · Ibid., aSS-aSg · texte numérisé non relu

Ibid., aSS-aSg

3. Bavct, op. cil.; Diehl, op. c!l., p. 218 et sqq. ; Sickcl. Die ^crtraçje der Pdpste, p. 34i. Sur le faux paclum l'ippini, v. Hubert, Elude sur la form. des Etals de l'Eglise, p. 35i.

.'(. Lib. Pont., aSo-aSi.

LA POMTIQUR EXTÉI\IEUnE : L OCCIDENT 7I

avait mis en fait beaucoup d'insistance à se faire inviter', il lui fut (acilo pourtant de dissimuler à Jean rimportance de sa démarche. Si celui-ci l'avait soupçonnée, il aurait sans doute pris l'initiative d'accompagner Etienne en France.

Or nous savons qu'il est resté en arrière. On ne nous dit pas qu'il ait confié au pape une lettre impériale adressée à Pépin. On ne nous dit pas davantage que l'empereur lui ait fait remettre la dignité de patrice-. Il n'est pas certain que ce titre soit bien le patriciat byzantin. Le titre dont Pépin fut décoré en ^54 est celui de patricins Romanorum. Cette expression n'était pas usitée à Byzancc. Il semble que ce soit une désignation nouvelle correspondant il une dignité nouvelle et étrangère à la hiérarchie impériale. Le patriciat impérial était, comme nous l'avons dit, une dignité purement honorifique, n'impliquant nullement le gouvernement d'une province. Le titre de palricius Romanoriun paraît en rapport avec la respublica Romanorum et la terminologie vague que les papes ont inventée à ce moment-là pour les les besoins de leur politique. »

La dignité de patiiciiis Romanonaii a été conférée à Pépin par le pape ; peut-être même a-t-elle été imaginée par lui. II s'agissait de remplir le vide laissé par le départ de l'exarque et du duc et patrice Etienne. L'aristocratie et la population de Rome étaient attachées h l'ancienne hiérarchie. II ne fallait pas que le nouvel allié du pape parût inférieur en dignité aux fonctionnaires byzantins. En lui conférant un titre romain, on justifiait son intervention dans la politique du duché'. Le patriciat ne donnait pas à Pépin le droit de s'ingérer dans les affaires intérieures de Rome, droit qu'il n'a jamais réclamé du reste. Mais il permettait au pape de solliciter son intervention dans un plus grand nombre de cas et d'une manière plus efficace. Le patrice de Rome était pour le pape un commandant d'armée éventuel, un défenseur bénévole. Etienne remplaçait le dernier patrice byzantin par un nouvel auxiliaire, plus en état de rendre service et en même temps plus respectueux des droits de saint Pierre.

Constantin V avait su profiter des dissensions des Lombards, de la bonne volonté du pape, du prestige du nom impérial, pour maintenir sa domination en Occident. Il n'est pas probable qu'il ait

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