‹ Études d'histoire byzantineChapitre 77 sur 178 · I. Ibhl · texte numérisé non relu

I. Ibhl

a. V. Sickel, Dlc Vcrlrurje der Pcipstc, p. 34o et sqq.

3. Cf. Sickel, Die Ycrlrarje, p. 3'i3-3'i'4. Duchcsnc, p. a'i-aâ

songé à ce moment-là a appeler les Francs en Italie. Le voyage de Ponthion est bien le premier acte de la politique indépendante des papes. Etienne fut reçu à Ponthion en janvier 754'. Là fut conclue une première convention*. A l'assemblée de Quierzy, aux environs de Pâques yBii, ce traité fut approuvé par l'assemblée des Francs, et Pépin signa un acte par lequel il cédait au bienheureux Pierre et à la sainte Eglise de Dieu les territoires de Rome et de Ravenne^. A Ponthion encore il avait été question de rendre l'exarchat à la république des Romains*. A Quierzy toute équivoque a disparu. Le futur conquérant de l'Italie reconnaît à Etienne le droit de gouverner en son propre nom les territoires qu'il a administrés jusque-lii au nom de l'empereur. Les droits de l'empire étalent définitivement exclus. Ce fut probablement Pépin qui fit comprendre au pape la nécessité de mettre plus de précision dans les termes du traité et de rendre impossible l'ingérence des Byzantins hérétiques dans les affaires de lÈglise et de l'Italie'. Le pape, en effet, ne tenait pas à rompre ouvertement avec l'empire. Il lui aurait été agréable de conserver avec le basileus ses anciennes relations de courtoisie : aussi, de même qu'il avait caché le but de son voyage, il s'efiorca d'en dissimuler les conséquences.

Après la première descente de Pépin en Italie, Constantin Ignore encore la tournure qu'ont prise les événements et la remise des territoires au pape. Le silentiaire Jean était revenu à Constantinople : il avait informé son maître de l'échec des négociations auprès d'Aistulf et du départ d'Etienne pour la France. Peut-être Constantin fut-il satisfait de la conduite du pape. Cependant la suite des événements lui donna de l'inquiétude. Il fut surpris de ne plus recevoir de nouvelles d'Italie, et il voulut savoir à quoi s'en tenir sur les événements de 764. Il fut inquiet des conséquences que pouvait avoir le voyage du pape, et il voulut assurer, par une intervention personnelle auprès de Pépin, le maintien des droits de l'empire en Occident. En 706 il se décida il envoyer en France le silentiaire Jean, accompagné du secrétaire Georges. Les deux officiers byzantins s'arrêtèrent d'abord ;i Rome. Aistulf venait de reprendre les hostilités et Rome était menacée ;

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