LA POLITIQUE FATÉRIEURE : L OCCIDENT
Constantin V avait vu arriver à sa cour le fils de Didier, Adalgise ; et tous les mécontents de la péninsule, les ducs de Bénévent, de Spolète, de Chiusi, de Frioul, se tournaient du coté des Crées de Naples et de Sicile'. A la mort de Constantin, en automne 775, la situation était plus tendue que jamais, et l'on attendait le débarquement d'Adalgise ;i la tète d'une armée byzantine". On ne sait pour quelles causes cette armée ne parut pas. Mais en 778 le pape est en guerre ouverte avec le patrice de Sicile et le duc de Bénévent son allié'. Terracine est successivement prise et reprise par les Romains et par les Grecs*.
La lulte entre Rome et Byzance se poursuivait sur un autre terrain encore. Comme nous l'avons vu, l'entente survenue entre Constantin et le pape Zacharie avait mis fin à l'hostilité provoquée dans la chrétienté d'Occident par la question des images. Après la rupture politi([ue de Rome avec l'empire, les successeurs de Zacharie reprirent avec une nouvelle ardeur la lutte pour la foi catholique.
Paul 1°'' envoya à Constantinople ambassadeurs sur ambassadeurs et écrivit lettres sur lettres pour sommer l'empereur de rétablir dans leur vénération première les images de la Vierge et des saints'. Et il écrit à Pépin que l'hostilité des Grecs contre lui vient uniquement de ce qu'il n'a jamais cessé de réclamer auprès de l'empereur la restauration des images". Le successeur de Paul, Etienne IV (766-771) réunit au Latran un synode qui s'occupa de la question des images et frappa d'anathème quiconque refuserait de vénérer les images du Seigneur, de la Vierge et des saints '.
Ainsi Rome devient le centre de la résistance à l'hérésie impériale. Des cinq sièges patriarcaux de D'église catlu)li(pie, seul celui de Constantinople était directement soumis ;i l'autorité impériale. De même que l'évêque de Rome, les patriarcius de .léru-