Lib. Pont., 25o
0. Cod. Car., 3o-36. SeJ ii] lu»- \elicmfnler l-ilem irnperator irasciliir.. . pro eo t|uod neqiiarpiam silosimiisei predicandumoljconstiliilioiicm sam'lariini iniagiiium et fidei orllindoxan integritaterri.
7. Mansi, \II, 720. V. Uaronius, 7O9, XllI ; llefelc, IV, SaJ.
salem, Antioche et Alexandrie avaient envové à l'empereur des lettres violentes où ils le traitaient d'apostat et d'hérésiarque'. Mais les patriarchats étrangers à l'empire commençaient euxmêmes à être menacés par le progrès de l'hérésie. En 768 l'évèque Kosmas d'Epiphaneia, en Syrie, avait embrassé ouvertement la doctrine de Constantin et s'était mis a combattre les images-. Les patriarches sentirent le besoin de se grouper pour une action commune et de s'appuyer sur l'autorité de l'évèque de Rome. Paul !"■ écrit h Pépia qu'un moine lui est arrivé, porteur d'une lettre de Kosmas d'Alexandrie, et qu'il est heureux de transmettre au roi franc ce témoignage delà fidélité des Orientaux^.
De même en 767 l'antipape Constantin écrit ;i Pépin qu'un prêtre nommé Constantin lui a apporté une lettre synodique de Théodore de Jérusalem, avec l'assentiment des patriarches d'Alexandrie et d' Antioche. Le même Théodore avait en 767 ou 768 réuni à Jérusalem un svnode afin de fixer la définition de la vraie foi'. Nous ne savons pas quelle fut l'importance de ce synode ni si le pape et les patriarches s'y firent représenter. Mais le pape ne pouvait que gagner il cet isolement du patriarche de Constantinople.
Constantin de son côté ne restait pas inactif. Il réussit à propager ses idées jusque dans les Eglises d'Occident. Il avait envoyé auprès de Pépin le spathaire Anthime et l'eunuque Synésius, chargés à la fois d'une mission politique et d'une mission religieuse. Pépin renvoya Anthime, mais il retint Svnésius et délibéra avec lui en présence des légats pontificaux". Il s'agissait sans doute de la question des images. Nous savons en etfet que cette question fut discutée dans un concile que Pépin fit tenir à Gentilly près de Paris, vers la même époque". Mais, comme toujours, les
1. ]'ie d'Elienne, 1118. Théoph., AM. 6248, p. 43o. Théodore tl'Antioche entrelient même avec rerapcreur une correspondance si active que les Arabes s'en émeuvent, croient à une trahison et, en 706, exilent momentanément le patriarche.
2. Les trois patriarches Théodore d'Antioche, Kosmas d'Alesandrie et Théodore de Jérusalem, suivis par les évêques de leur province, le frappèrent d'anathème public le jour de la Pentecôte (Théoph , AM 0205. p. 433). C'est sans doute pour la même raison que Nîicélas.évèque d'Uéliopolis. en Palestine, avait été frappé d'anathème par son église (Théoph,, AM. (1247, p. ^29).