‹ Études d'histoire byzantineChapitre 86 sur 178 · Ibid., p. 293 et sqq · texte numérisé non relu

Ibid., p. 293 et sqq

5. Thcoph., AM. O281, p. 464. .\dalgise et l'armée byzantine sont battus complètement en Calabre par les Francs.

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mis les plus rapprochés, essaieront de reconquérir l'Italie. Ils ne reprendront pied que dans la Galabre et la l'ouille, dans les parties de la péninsule demeurées grecques.

La population de Byzance a partagé rindiflércnce de Constantin pour le sort de l'Italie. On s'habituait à la considérer comme une terre étrangère. De bonne heure les chroniqueurs font le silence sur les affaires d'Occident. Ils sont renseignés plus exactement sur ce qui se passe à Bagdad et à Alexandrie que sur ce qui se passe à Borne. Les écrivains ecclésiastiques examinent en détail la carrière politique du Copronyme et font grand bruit autour d'échecs insignifiants subis par lui en Bulgarie ou en Asie Mineure'. 11 est remarquajjle qu'aucun d'eux n'ait songea parler de la perte de l'Italie.

Considérée à ce point de vue, la polili([ue extérieure de Constantin V présente une remarquable unité. Il n'a pas eu d ambitions démesurées, et il n'a pas tenté d'entreprises hors de proportion avec les forces réelles de l'empire. Il a porté toute son attention sur l'Asie Mineure, la Grèce, la Macédoine, la 'l'hrace, sur les pays dont Byzance était, par son commerce, sa religion et sa civilisation, la capitale naturelle. Mesurant habilement ses efforts à la grandeur du danger, il a su protéger à la fois toutes les frontières, et, s'il n'a pas débarrassé l'empire de ses ennemis, il lui a du moins assuré une sécurité à laquelle les populations des provinces n'étaient plus habituées.

Nous allons voir maintenant par quelles mesures administratives Constantin s'est efforcé de donner aux populations groupées autour de Byzance l'unité et la cohésion.

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