‹ Études d'histoire byzantineChapitre 90 sur 178 · Sur la date de VEcloga. \. Hubert. By:. Zeil · texte numérisé non relu

Sur la date de VEcloga. \. Hubert. By:. Zeil

4. V. Zachariae, op. cit., p. 17 ; du même. Byz. Zeitschrift, II, iSgS. p. 606 el sqq : Zum Militârgestez des Léo ; i6irf. III, iSgi, p. iS-] et sqq : WissenschaJ't und Beclit fur das Heer voinlj. bis :uin Anfang des 10. lahrttunderls. Cf. Sclienk. loc. cit., p. agg.

5. Juris franco-romani lam canonici quam civilis, Tomi II... Francfort, i5g6, folio. T. II, p 249 et sqq.

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arrivé à cette conclusion qu'ils ont été publiés au viii" siècle, plus probablement dans la première moitié du siècle'.

Ainsi, nous voyons que Constantin a collaboré à la publication de V Ecloga et que les codes rustique et nautique sont peut-être son œuvre. Cependant, il est inutile de faire rentrer dans une étude sur Constantin V un examen approfondi de ces textes, d'abord parce qu'il est impossible de déterminer avec plus de précision quel peut avoir été le rùle de Constantin, soit dans la publication de YEcloga, soit dans l'élaboration du vifÀoç YEwpyaà; et du v5y,o^ poSfcov vxux'./.ôç. Ensuite, parce que les réformes politiques et administratives du viii'^ siècle, malgré le doute qui subsiste sur l'origine des deux textes dont je viens de parler, sont principalement l'œuvre de Léon III et se rattachent h son activité. Enfin, et surtout parce que ces lois ont déjà fait l'objet d'études complètes et approfondies^. Je me contenterai de donner un aperçu sommaire du contenu de ces textes, afin de montrer sous quel régime vivaient les populations soumises à Constantin V.

Le Code rural'' s'occupe principalement de la condition des paysans libres. Les paysans libres vivent en communauté, communauté qui admet la propriété collective du sol, mais reconnaît à ses membres la jouissance individuelle d'une portion du fonds commun. On peut même procéder à un partage du sol. Le paysan cultive sa terre lui-même ou avec l'aide d'esclaves ou de travailleurs payés'*, ou bien il la confie à un fermier moyennant la moitié du revenu. Quant aux impôts, c'est la communauté qui en demeure responsable, même s'il y a en partage de la terre.

Deux choses sont il remarquer dans ce Code rural. Ce régime, qui reconnaît la possession du sol à des communautés de paysans et remet à la communauté le soin de procéder à des partages, ne peut pas s'appliquer h ces territoires anciennement peuplés et où la propriété foncière est solidement établie. Il était paifaitement approprié, au contraire, aux conditions nouvelles où se trouvait

I. V. Zachariae, op. cit., p. i6, 2;'i(), .Si.i ; Sclicnk, op. cit., p. 3G2. Le vdao; ytMpj'.y.'j^ n'était connu jusqu'à ces dernières années que par I-euncla\ius cl par l'édition de riÇâfSiïXo; de Constantin llarmcnopoulos (éd. Ileimbach, Leipzig, i85i). Mais M. Ferrini en a donné une édition critique dans la I}y:antinisclic /eitschrift, i8g8, 3. La meilleure édition du vojjio; poot'ojv v«iiTixo;sc trouve dans la collection de Pardessus (Coll. des lois maritimes, l, 6).

a. Dans Zachariae, Gesciticlilc îles Griechiscli ROmisclicn licclits.

.S. V. Zachariae, p. 2/lg et sqq.

86 CO^iSTANTlis V, EMPEREUR DES ROMAINS

la population de l'empire. Cette population était perpétuellement en mouvement. Des tribus entières de Slaves étaient sans cesse introduites dans l'empire où elles venaient combler les vides faits par les invasions ou par les épidémies. En outre, les 4iabitants des provinces conquises étaient fréquemment transportés d'une extrémité de l'empire à l'autre. La loi rurale facilitait l'établissement de ces tribus et régularisait leur situation en leur conférant la possession légale du sol. Du reste, dans cette organisation en peuplades et en tribus, dans cette possession commune du sol, tout dénote une origine slave. Les populations slaves qui s'établissaient dans l'empire y étaient soumises à un régime plus voisin de leurs coutumes nationales que du droit de l'ancienne Rome.

En outre, les dispositions de ce code empêchent l'extension du régime féodal, qui se développait surtout, comme on le sait, par des cessions ou des donations plus ou moins volontaires, faites par de petits propriétaires à de puissants patrons en échange de leur protection. Le v:;j.c; Y'WpY'.y.oç, en reconnaissant la succession d'une terre vacante aux membres survivants de la communauté', empêchait l'accaparement du sol par les grands propriétaires.

Il n'est plus question dans ce code rural de relations de servage ou de patronat liant la personne du paysan à la glèbe ou à la personne du seigneur. L'ancien palrocinium latin a entièrement disparu. Le v:jj.:ç y^'^PY'-"''-'^ "® connaît que le régime des fermes exploitées par le paysan moyennant une redevance convenue^ ou un système particulier, celui de la [xip-ï], suivant lequel le paysan obtient la concession bénévole d'une terre moyennant le dixième seulement du revenu'. Cette disposition particulièrement favorable aux cultivateurs, avait évidemment pour but de pousser les propriétaires et les paysans à l'exploitation de terres que l'insécurité des temps et le manque de bras rendaient incultes et inutiles ;i leur propriétaire'.

On voit que le vi|ji5; Ycwpyiy.oî témoigne d'un sérieux effort pour relever l'agriculture et rendre aux paysans menacés ii la lois par les incursions des barbares et par l'oppression des grands pro-

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